Le sort de Brussels Airline, touché de plein fouet par un plan de restructuration décidé par la maison-mère Lufthansa, a fait l'objet de treize interpellations lors de la séance plénière de la Chambre, ce jeudi après-midi. L'ensemble des partis ont insisté sur la nécessité pour le gouvernement fédéral de rester extrêment ferme dans les négociations qui devraient débuter vendredi avec le CEO de Lufthansa, Carsten Spohr. La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), le reçoit à Bruxelles en compagnie des ministres des Finances, Alexander De Croo (Open VLD), et de l'Emploi, Nathalie Muylle. Il y sera question d'une éventuelle aide d'Etat de 290 millions d'euros - c'est le chiffre le plus souvent cité - dont tous les partis réclament qu'elle soit, le cas échéant, conditionnée à des garanties fortes. Tousles partis réclament un plan d'avenir clair pour la compagnie, un respect de l'emploi, certains insistant sur l'importance des conditions environnementales. Mais il en est aussi pour refuser une aide en tant que telle, privilégiant un prêt.

Le vice-Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) était chargé de la réponse principale du gouvernement fédéral. Après avoir exprimé son soutien aux travailleurs touchés par la restructuration, il souligne son souci de veiller à obteir des garanties. "Si une aide hypothétique devait être donnée à Brussels Airlines, dit-il sans citer de chiffre précis, cela ne pourrait se faire sans une perspective d'avenir et moyennant un cadre très clair." Alexander De Croo évoque la nécessité d'un plan d'entreprise durable sur le plan économique. Le vice-Premier met l'accent sur le cluster que représente la compagnei avec l'aéroport de Zaventem, deuxième pôle économique du pays, et souligne l'importance de maintenir la connectivité avec le reste de l'Europe d'une ville comme Bruxelles. 'Il est essentiel pour nous que la direction de Brussels Airlines et la maison-mère s'engagent sur ce plan d'avenir", insiste-t-il, non sans reconnaître que le fait de négocier avec une société allemande complique la situation. Son souhait? "Que la rencontre de vendredi avec Monsieur Spohr soi la première d'une longue série."

"Pas de nouvelle Sabena"

Plusieurs partis flamands ont insisté sur la nécessité de ne pas revivre la saga de la Sabena avec des aides d'Etat perdues dans un récit menant finalement à la faillite. Les députés Jean-Marie Dedecker (Indép.) et Theo Francken (N-VA) ont rappelé la faillite de la compagnie nationale, la naissance de Brussels Airlines, la saga de DHL ou l'impact des attentats. Avec, in fine, la perte de contrôle sur ce levier stratégique qui se relève toujours, mais au détriment de la Belgique, en générant des bénéfces partant à l'étranger. "Il doit s'agir de prêts à rembourser, pas d'une aide d'Etat", a souligné Theo Francken.

Pratiquement en choeur, socialistes, écologistes, sociaux-chrétiens et DéFi ont insisté sur l'importance de garanties fortes à trois niveaux: maintien d'un emploi de qualité à Bruxelles, inscription de la compagnie dans la transition environnementale et maintien du hub interconnecté, vital pour Bruxelles. "Le pouvoir de décision doit revenir partiellement dans notre pays en échange de cette intervention d'Etat, ont-ils insisté.

Ecologistes et nationalistes se sont rejoints sur un point: des conditiosn fermes doivent être soumises à cette aide, car un tel montant (290 millions d'euros) pourrait peut-être plus utile pour la culture et l'horeca, les grands absents jusqu'ici du plan de déconfinement, qui multiplient eux aussi les appels à une aide fédérale.

Le sort de Brussels Airline, touché de plein fouet par un plan de restructuration décidé par la maison-mère Lufthansa, a fait l'objet de treize interpellations lors de la séance plénière de la Chambre, ce jeudi après-midi. L'ensemble des partis ont insisté sur la nécessité pour le gouvernement fédéral de rester extrêment ferme dans les négociations qui devraient débuter vendredi avec le CEO de Lufthansa, Carsten Spohr. La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), le reçoit à Bruxelles en compagnie des ministres des Finances, Alexander De Croo (Open VLD), et de l'Emploi, Nathalie Muylle. Il y sera question d'une éventuelle aide d'Etat de 290 millions d'euros - c'est le chiffre le plus souvent cité - dont tous les partis réclament qu'elle soit, le cas échéant, conditionnée à des garanties fortes. Tousles partis réclament un plan d'avenir clair pour la compagnie, un respect de l'emploi, certains insistant sur l'importance des conditions environnementales. Mais il en est aussi pour refuser une aide en tant que telle, privilégiant un prêt.Le vice-Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) était chargé de la réponse principale du gouvernement fédéral. Après avoir exprimé son soutien aux travailleurs touchés par la restructuration, il souligne son souci de veiller à obteir des garanties. "Si une aide hypothétique devait être donnée à Brussels Airlines, dit-il sans citer de chiffre précis, cela ne pourrait se faire sans une perspective d'avenir et moyennant un cadre très clair." Alexander De Croo évoque la nécessité d'un plan d'entreprise durable sur le plan économique. Le vice-Premier met l'accent sur le cluster que représente la compagnei avec l'aéroport de Zaventem, deuxième pôle économique du pays, et souligne l'importance de maintenir la connectivité avec le reste de l'Europe d'une ville comme Bruxelles. 'Il est essentiel pour nous que la direction de Brussels Airlines et la maison-mère s'engagent sur ce plan d'avenir", insiste-t-il, non sans reconnaître que le fait de négocier avec une société allemande complique la situation. Son souhait? "Que la rencontre de vendredi avec Monsieur Spohr soi la première d'une longue série."Plusieurs partis flamands ont insisté sur la nécessité de ne pas revivre la saga de la Sabena avec des aides d'Etat perdues dans un récit menant finalement à la faillite. Les députés Jean-Marie Dedecker (Indép.) et Theo Francken (N-VA) ont rappelé la faillite de la compagnie nationale, la naissance de Brussels Airlines, la saga de DHL ou l'impact des attentats. Avec, in fine, la perte de contrôle sur ce levier stratégique qui se relève toujours, mais au détriment de la Belgique, en générant des bénéfces partant à l'étranger. "Il doit s'agir de prêts à rembourser, pas d'une aide d'Etat", a souligné Theo Francken.Pratiquement en choeur, socialistes, écologistes, sociaux-chrétiens et DéFi ont insisté sur l'importance de garanties fortes à trois niveaux: maintien d'un emploi de qualité à Bruxelles, inscription de la compagnie dans la transition environnementale et maintien du hub interconnecté, vital pour Bruxelles. "Le pouvoir de décision doit revenir partiellement dans notre pays en échange de cette intervention d'Etat, ont-ils insisté.Ecologistes et nationalistes se sont rejoints sur un point: des conditiosn fermes doivent être soumises à cette aide, car un tel montant (290 millions d'euros) pourrait peut-être plus utile pour la culture et l'horeca, les grands absents jusqu'ici du plan de déconfinement, qui multiplient eux aussi les appels à une aide fédérale.