La séance du conseil communal au cours de laquelle il s'exprimait, a donné lieu à nombre de questions de l'opposition et à des échanges tendus notamment entre les représentants du MR et le bourgmestre socialiste, dans la foulée d'échanges polémiques entre celui-ci et plusieurs représentants du Mouvement Réformateur depuis dimanche.

> Lire aussi : Polémique MR-PS sur l'irresponsabilité sanitaire de la manifestation bruxelloise

La Première ministre libérale Sophie Wilmès, qui aura un entretien, en tout cas avec le bourgmestre de la Ville de Bruxelles mardi à 9 heures, avait déploré dimanche "qu'il n'ait pas été possible de trouver une alternative qui respecte consignes sanitaires et efforts de ceux en 1ère ligne dans la lutte contre l'épidémie".

Plus tôt dans la journée, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, s'était lui aussi déjà inquiété du respect des règles sanitaires, interrogeant Philippe Close sur leur sens après la manifestation.

Le ministre des Classes moyennes et des Indépendants Denis Ducarme (MR) a remis une couche lundi en demandant que chacun y compris au niveau communal tire les conclusions qui s'imposent après la manifestation dans le contexte de la lutte contre la pandémie.

Philippe Close (PS) a continué à assumer tout au long de la journée le choix qui a été fait de tolérer un rassemblement statique et dans lequel une écrasante majorité de manifestants se sont présentés avec un masque. Sa contre-attaque de lundi matin à l'égard du MR ("C'est d'ailleurs peut-être le thème de la manifestation qui pose problème à certains membres du MR") et l'allusion à l'absence de réaction libérale avant la manifestation alors que le gouvernement était informé, a maintenu un haut voltage lors des échanges au conseil communal de la Ville, lundi soir.

Soutenu depuis les bancs de la majorité socialiste, écologiste et DéFI, le bourgmestre y a fait l'objet d'un feu nourri de questions et de critiques depuis les bancs de l'opposition. David Weytsman (MR) s'est dit scandalisé par les insinuations du bourgmestre à l'égard de l'attitude du MR à propos du racisme que ce parti condamne pourtant, a-t-il souligné.

Tout comme Geoffroy Cooman de Brachène, le chef du groupe libéral a qualifié d'"erreur" le feu vert donné à la manifestation sous cette forme. Comme Els Ampe (Open Vld), il a notamment demandé, parmi de nombreuses autres questions, pourquoi l'ordre d'intervenir avait tardé à venir au moment des premiers heurts.

"A aucun moment nous n'avons demandé de ne pas intervenir", a répliqué Philippe Close, accusant au passage le MR d'avoir orchestré une "mise en scène" depuis dimanche. Selon le bourgmestre, la Ville interviendra pour les dommages subis par les commerçants et se retournera ensuite contre les fauteurs de troubles.

Le bourgmestre a par ailleurs dit assumer sa responsabilité politique dans la recherche d'un équilibre entre le droit à la liberté d'expression, l'ordre public et les mesures sanitaires. M. Close a également défendu la police et en particulier son chef de corps, dont il a loué "l'intégrité totale".

Autre son de cloche du côté de l'opposition: Bruno Bauwens (PTB) a souligné que la manifestation statique contre le racisme n'avait en elle-même pas donné lieu à des débordements. Il a dit espérer que l'unanimité du jour contre le racisme se retrouverait aussi au moment de voter des dispositions contre la discrimination à l'embauche, au logement...

Pour le cdH/CD&V, Didier Wauters et Bianca Debaets ont regretté que les débordements et le feu vert à une telle manifestation durant la crise du coronavirus en ternissaient le noble fond du message. Le lieu eut pu être mieux choisi, par exemple, sur le plateau du Heysel, ont-ils jugé.

La séance du conseil communal au cours de laquelle il s'exprimait, a donné lieu à nombre de questions de l'opposition et à des échanges tendus notamment entre les représentants du MR et le bourgmestre socialiste, dans la foulée d'échanges polémiques entre celui-ci et plusieurs représentants du Mouvement Réformateur depuis dimanche.> Lire aussi : Polémique MR-PS sur l'irresponsabilité sanitaire de la manifestation bruxelloiseLa Première ministre libérale Sophie Wilmès, qui aura un entretien, en tout cas avec le bourgmestre de la Ville de Bruxelles mardi à 9 heures, avait déploré dimanche "qu'il n'ait pas été possible de trouver une alternative qui respecte consignes sanitaires et efforts de ceux en 1ère ligne dans la lutte contre l'épidémie". Plus tôt dans la journée, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, s'était lui aussi déjà inquiété du respect des règles sanitaires, interrogeant Philippe Close sur leur sens après la manifestation. Le ministre des Classes moyennes et des Indépendants Denis Ducarme (MR) a remis une couche lundi en demandant que chacun y compris au niveau communal tire les conclusions qui s'imposent après la manifestation dans le contexte de la lutte contre la pandémie. Philippe Close (PS) a continué à assumer tout au long de la journée le choix qui a été fait de tolérer un rassemblement statique et dans lequel une écrasante majorité de manifestants se sont présentés avec un masque. Sa contre-attaque de lundi matin à l'égard du MR ("C'est d'ailleurs peut-être le thème de la manifestation qui pose problème à certains membres du MR") et l'allusion à l'absence de réaction libérale avant la manifestation alors que le gouvernement était informé, a maintenu un haut voltage lors des échanges au conseil communal de la Ville, lundi soir. Soutenu depuis les bancs de la majorité socialiste, écologiste et DéFI, le bourgmestre y a fait l'objet d'un feu nourri de questions et de critiques depuis les bancs de l'opposition. David Weytsman (MR) s'est dit scandalisé par les insinuations du bourgmestre à l'égard de l'attitude du MR à propos du racisme que ce parti condamne pourtant, a-t-il souligné. Tout comme Geoffroy Cooman de Brachène, le chef du groupe libéral a qualifié d'"erreur" le feu vert donné à la manifestation sous cette forme. Comme Els Ampe (Open Vld), il a notamment demandé, parmi de nombreuses autres questions, pourquoi l'ordre d'intervenir avait tardé à venir au moment des premiers heurts."A aucun moment nous n'avons demandé de ne pas intervenir", a répliqué Philippe Close, accusant au passage le MR d'avoir orchestré une "mise en scène" depuis dimanche. Selon le bourgmestre, la Ville interviendra pour les dommages subis par les commerçants et se retournera ensuite contre les fauteurs de troubles. Le bourgmestre a par ailleurs dit assumer sa responsabilité politique dans la recherche d'un équilibre entre le droit à la liberté d'expression, l'ordre public et les mesures sanitaires. M. Close a également défendu la police et en particulier son chef de corps, dont il a loué "l'intégrité totale". Autre son de cloche du côté de l'opposition: Bruno Bauwens (PTB) a souligné que la manifestation statique contre le racisme n'avait en elle-même pas donné lieu à des débordements. Il a dit espérer que l'unanimité du jour contre le racisme se retrouverait aussi au moment de voter des dispositions contre la discrimination à l'embauche, au logement... Pour le cdH/CD&V, Didier Wauters et Bianca Debaets ont regretté que les débordements et le feu vert à une telle manifestation durant la crise du coronavirus en ternissaient le noble fond du message. Le lieu eut pu être mieux choisi, par exemple, sur le plateau du Heysel, ont-ils jugé.