La société de transports en commun De Lijn étudie actuellement la possibilité de faire varier le prix des billets en fonction du volume de trafic, à l'instar de ce qui se fait déjà pour les personnes de plus de 65 ans qui prennent le train en dehors des heures de grande affluence. Après neuf heures du matin, ils bénéficient d'un tarif spécial, plus avantageux.
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La société de transports en commun De Lijn étudie actuellement la possibilité de faire varier le prix des billets en fonction du volume de trafic, à l'instar de ce qui se fait déjà pour les personnes de plus de 65 ans qui prennent le train en dehors des heures de grande affluence. Après neuf heures du matin, ils bénéficient d'un tarif spécial, plus avantageux. Cette idée pourrait résoudre le problème de trains et des bus archibondés le matin et le soir, aux heures les plus chargées. Pour des raisons financières, De Lijn ne peut pas se permettre d'ajouter des rames de trams ou plus de bus. "Maintenant, tout se passe pendant cette heure de pointe matinale", déclare une source au sein de la société de transports publics. "Avec des tarifs plus bas, nous pourrions inciter les voyageurs à voyager en dehors des heures de pointe, afin que l'affluence soit mieux répartie."Avec une précision de taille : seuls les billets uniques seraient concernés, pas les abonnements. De cette façon, les finances des parents des enfants prenant le bus ou le tram pour se rendre à l'école ne seraient pas impactées. Les employés ayant un horaire fixe ont généralement eux-aussi un abonnement et ne seraient pas non plus concernés par cette mesure. C'est une condition essentielle pour l'association des usagers des transports publics TreinTramBus active en Flandre. "Cela ne peut être envisageable que pour certains types de tickets", déclare son président Stefan Stynen. "A condition, bien sûr, que les bus circulent en dehors des heures de pointe à l'avenir. Parce que si vous devez éviter les heures de pointe dans certaines zones rurales aujourd'hui, j'ai peur que vous n'arriviez plus jamais nulle part", déclare-t-il au Morgen. "Si nous réservons un voyage ou un billet d'avion, nous trouvons également normal de payer plus cher à un moment donné qu'à un autre", explique de son côté Kris Peeters, expert en mobilité. Selon TreinTramBus, les voitures doivent également être soumises à une redevance kilométrique. Parce que si des restrictions ne sont imposées qu'aux transports publics aux heures de pointe, via des tarifs plus élevés, un handicap supplémentaire par rapport à la voiture sera créé. C'est précisément ce qu'il faut éviter. Stynen : "Cela doit s'appliquer à tout le monde, y compris aux automobilistes."