M. De Vos rentre tout juste d'un voyage de deux jours à Nis, dans le sud de la Serbie, où il a retrouvé Eminé Berisha et ses quatres enfants, tous en bas âge. "En Belgique, leurs conditions d'accueil étaient déplorables, mais en Serbie, c'est une véritable catastrophe", a-t-il indiqué lundi lors de la présentation de son rapport annuel devant le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Selon le délégué, les quatre enfants (nés en Belgique) n'ont toujours pas de papiers d'identité, ce qui les prive d'un accès au régime de sécurité sociale serbe, ou d'accéder à l'école. "De toute façon, ils ne pourraient pas suivre l'école. Ils parlent flamand, et pas serbe. C'est tout simplement une honte! ", a commenté M. De Vos devant les députés.

Eminé Berisha et ses quatre enfants avaient été les premiers étrangers à être placés dans le nouveau centre fermé pour familles inauguré cet été à Steenokkerzeel. La famille rom avait finalement été renvoyée en octobre vers la Serbie, le père des enfants étant incarcéré en Belgique. "La famille vit aujourd'hui dans le camp rom de Beograd Machala. Là-bas, il fait -4°C et la famille vit dans une maison qui appartient à la grand-mère paternelle. La maison n'est pas chauffée et est d'ailleurs à vendre. La famille vit de la solidarité familiale. Les enfants sont à tout le temps à l'intérieur et s'emmerdent toute la journée. C'est indécent! ", a ajouté le délégué général, interrogé par Belga dans les couloirs du Parlement. Selon M. De Vos, la famille Berisha souhaite retrouver la Belgique au plus vite. "Les enfants disent tout le temps naar België!, naar België! ".

D'après le délégué général, au regard de la Convention internationale des droits de l'enfant, ces enfants roms nés en Belgique n'auraient pas dû être envoyés en Serbie, où les autorités locales ne semblent pas pressées de régulariser leur statut. "Ils sont presque comme des enfants apatrides aujourd'hui". Pour Bernard De Vos, la Belgique se doit aujourd'hui de les rapatrier sans délai. Il déposera un rapport et des recommandations en ce sens d'ici la fin de la semaine à l'attention du gouvernement fédéral, compétent dans cette affaire.

M. De Vos rentre tout juste d'un voyage de deux jours à Nis, dans le sud de la Serbie, où il a retrouvé Eminé Berisha et ses quatres enfants, tous en bas âge. "En Belgique, leurs conditions d'accueil étaient déplorables, mais en Serbie, c'est une véritable catastrophe", a-t-il indiqué lundi lors de la présentation de son rapport annuel devant le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Selon le délégué, les quatre enfants (nés en Belgique) n'ont toujours pas de papiers d'identité, ce qui les prive d'un accès au régime de sécurité sociale serbe, ou d'accéder à l'école. "De toute façon, ils ne pourraient pas suivre l'école. Ils parlent flamand, et pas serbe. C'est tout simplement une honte! ", a commenté M. De Vos devant les députés. Eminé Berisha et ses quatre enfants avaient été les premiers étrangers à être placés dans le nouveau centre fermé pour familles inauguré cet été à Steenokkerzeel. La famille rom avait finalement été renvoyée en octobre vers la Serbie, le père des enfants étant incarcéré en Belgique. "La famille vit aujourd'hui dans le camp rom de Beograd Machala. Là-bas, il fait -4°C et la famille vit dans une maison qui appartient à la grand-mère paternelle. La maison n'est pas chauffée et est d'ailleurs à vendre. La famille vit de la solidarité familiale. Les enfants sont à tout le temps à l'intérieur et s'emmerdent toute la journée. C'est indécent! ", a ajouté le délégué général, interrogé par Belga dans les couloirs du Parlement. Selon M. De Vos, la famille Berisha souhaite retrouver la Belgique au plus vite. "Les enfants disent tout le temps naar België!, naar België! ". D'après le délégué général, au regard de la Convention internationale des droits de l'enfant, ces enfants roms nés en Belgique n'auraient pas dû être envoyés en Serbie, où les autorités locales ne semblent pas pressées de régulariser leur statut. "Ils sont presque comme des enfants apatrides aujourd'hui". Pour Bernard De Vos, la Belgique se doit aujourd'hui de les rapatrier sans délai. Il déposera un rapport et des recommandations en ce sens d'ici la fin de la semaine à l'attention du gouvernement fédéral, compétent dans cette affaire.