Face à la seconde vague de covid et au nombre croissant d'hospitalisations en Belgique, le Comité de concertation a décidé vendredi de fermer les bars, les cafés et les restaurants durant quatre semaines. Une décision qui a suscité beaucoup d'incompréhension, y compris parmi les politiques.

" Je ne remets pas en question la fermeture des cafés et des salles de fête, mais les restaurants, personnellement, je n'y crois pas. Je suis en contact avec beaucoup de restaurateurs. Je sens que l'indignation est grande et que les gens se posent la question légitime : pourquoi avons-nous fait tous ces investissements et tous ces efforts ? Juste au moment où nous recommençons à fonctionner, on nous abandonne, alors que personne ne peut prouver que nous sommes un foyer d'infection. Je n'y crois pas non plus, je vais parfois au restaurant et je vois à quel point ils font attention", a déclaré Bart De Wever à nos confrères de la VRT.

Interrogé sur Radio 1, le ministre-président flamand Jan Jambon a évoqué "la décision la plus difficile de sa carrière". Zuhal Demir, ministre flamande du Tourisme (N-VA), a quant à elle évoqué un "uppercut" pour le tourisme et l'horeca flamands. "L'horeca est une cible un peu facile et je le regrette", avait également déclaré le ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME David Clarinval (MR) à l'issue du Comité de Concertation.

Marius Gilbert: "un facteur de risque majeur"

Différentes personnalités ont exprimé leur avis sur le sujet de la fermeture forcée des restaurants dimanche sur le plateau de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi). Parmi elles, l'épidémiologiste de l'ULB Marius Gilbert, qui a tenté d'objectiver les choses. Il y a bien des listes de clients dans les restaurants, mais, dans les tentatives d'identification des foyers de contamination, "les centres de testing n'ont pas le temps d'enquêter dans les restaurants", tranche-t-il.

"Il faut déconstruire ce discours selon lequel 'on n'a pas constaté de clusters dans les restaurants donc il n'y a pas de transmission dans les restaurants et les cafés'. Dans les cafés et restaurants, le fait de ne pas avoir de masque pendant une durée importante est en fait un facteur risque majeur, surtout quand c'est à l'intérieur. Et le facteur saisonnier, ici, nous rattrape très fort, par rapport à la période où cela pouvait se faire en terrasse".

Côté politique, que ce soit à Bruxelles ou en Wallonie, on promet de soutenir l'horeca à travers cette période de fermeture forcée. "Une ville sans restaurants ni cafés est une ville morte, et ce n'est pas comme cela que l'on voit l'avenir de Bruxelles", assure sur le plateau de RTL-TVi le ministre bruxellois Alain Maron (Ecolo), qui indique que "la Celeval préconisait" cependant la fermeture. "Il n'est plus temps de chipoter", au vu des chiffres de contamination, tranche-t-il, tout en admettant qu'il faudra "sauver" l'horeca.

Il y aura des aides régionales supplémentaires, mais encore à définir et à formaliser.

Côté wallon, le ministre de l'Economie Willy Borsus annonce avoir mis sur la table du gouvernement une proposition d'aides "par paliers, en fonction de la taille des entreprises", pour un total de 100 millions d'euros pour l'horeca et l'évènementiel. On parle de 3.500 euros pour un exploitant seul, et jusqu'à 10.000 euros pour les plus grosses structures.

Belga

Face à la seconde vague de covid et au nombre croissant d'hospitalisations en Belgique, le Comité de concertation a décidé vendredi de fermer les bars, les cafés et les restaurants durant quatre semaines. Une décision qui a suscité beaucoup d'incompréhension, y compris parmi les politiques." Je ne remets pas en question la fermeture des cafés et des salles de fête, mais les restaurants, personnellement, je n'y crois pas. Je suis en contact avec beaucoup de restaurateurs. Je sens que l'indignation est grande et que les gens se posent la question légitime : pourquoi avons-nous fait tous ces investissements et tous ces efforts ? Juste au moment où nous recommençons à fonctionner, on nous abandonne, alors que personne ne peut prouver que nous sommes un foyer d'infection. Je n'y crois pas non plus, je vais parfois au restaurant et je vois à quel point ils font attention", a déclaré Bart De Wever à nos confrères de la VRT.Interrogé sur Radio 1, le ministre-président flamand Jan Jambon a évoqué "la décision la plus difficile de sa carrière". Zuhal Demir, ministre flamande du Tourisme (N-VA), a quant à elle évoqué un "uppercut" pour le tourisme et l'horeca flamands. "L'horeca est une cible un peu facile et je le regrette", avait également déclaré le ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME David Clarinval (MR) à l'issue du Comité de Concertation.