"Il faut avouer que nos procédures de décision lors des derniers Codeco n'ont pas été des meilleures, et je crois qu'il faut un certain 'reset' de la méthode", reconnait ce jeudi 6 janvier le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke, lors du premier Codeco de l'année 2022. Pour endiguer l'épidémie - et sans doute un peu pour sauver leur honneur -, les autorités ont remis le fameux baromètre à l'agenda.

Ce n'est pas la première fois qu'on évoque un tel projet. D'abord annoncé pour septembre 2020, il avait été recalé par l'équipe de Sophie Wilmès et des gouverneurs de province. Pas assez "visionnaire", ni "fluide", ni "clair", ni "complet", lui reprochait-on. Le baromètre, finalement enterré par Frank Vandenbroucke, revient aujourd'hui sur le devant de la scène. Terminé les Comités de concertation à gogo, "il faut créer un schéma de décisions qui soit plus équilibré entre les secteurs, plus prévisible et plus proportionnel".

Des mesures logiques et consistantes

Une chose est sure: la gestion de crise actuelle déçoit. Par son inconsistante, l'indécision perpétuelle de ses acteurs, les multiples retours en arrière... Bref, une incertitude semble planer en permanence sur le Codeco, entraînant son lot de décisions prises à la va-vite qui ne pourront que déplaire à la majorité des secteurs concernés.

Et c'est cette faiblesse qu'il faut aujourd'hui surmonter: éviter le marchandage politique. Comment? En créant "un ensemble bien structuré de mesures covid, à la fois logiques et consistantes, en fonction de la situation épidémiologique dans laquelle on se trouve". Bref, de quoi permettre à la population de connaître à l'avance le type de mesures auxquelles s'attendre, sans pour autant que cela ne devienne un pilote automatique. "Il y aura toujours une concertation", insiste Frank Vandenbroucke.

Mais pour mettre tout le monde d'accord, l'outil devra être développé en concertation avec les premières personnes concernées. Pas simplement les autorités et les experts, mais également les secteurs qui font vivre le pays. Culture, monde de la nuit, secteur marchand, entreprises... Tous auront leur mot à dire sur la question, assurent les autorités.

Idée au top ou flop complet? Le tout est de parvenir à imaginer une ligne de conduite "plus lisse, moins heurtée" et ainsi éviter l'effet yo-yo. Mais pour y arriver, "tout le monde doit jouer le jeu...", rappelle Yves Van Laethem, porte-parole fédéral.

"Il faut avouer que nos procédures de décision lors des derniers Codeco n'ont pas été des meilleures, et je crois qu'il faut un certain 'reset' de la méthode", reconnait ce jeudi 6 janvier le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke, lors du premier Codeco de l'année 2022. Pour endiguer l'épidémie - et sans doute un peu pour sauver leur honneur -, les autorités ont remis le fameux baromètre à l'agenda.Ce n'est pas la première fois qu'on évoque un tel projet. D'abord annoncé pour septembre 2020, il avait été recalé par l'équipe de Sophie Wilmès et des gouverneurs de province. Pas assez "visionnaire", ni "fluide", ni "clair", ni "complet", lui reprochait-on. Le baromètre, finalement enterré par Frank Vandenbroucke, revient aujourd'hui sur le devant de la scène. Terminé les Comités de concertation à gogo, "il faut créer un schéma de décisions qui soit plus équilibré entre les secteurs, plus prévisible et plus proportionnel".Une chose est sure: la gestion de crise actuelle déçoit. Par son inconsistante, l'indécision perpétuelle de ses acteurs, les multiples retours en arrière... Bref, une incertitude semble planer en permanence sur le Codeco, entraînant son lot de décisions prises à la va-vite qui ne pourront que déplaire à la majorité des secteurs concernés. Et c'est cette faiblesse qu'il faut aujourd'hui surmonter: éviter le marchandage politique. Comment? En créant "un ensemble bien structuré de mesures covid, à la fois logiques et consistantes, en fonction de la situation épidémiologique dans laquelle on se trouve". Bref, de quoi permettre à la population de connaître à l'avance le type de mesures auxquelles s'attendre, sans pour autant que cela ne devienne un pilote automatique. "Il y aura toujours une concertation", insiste Frank Vandenbroucke.Mais pour mettre tout le monde d'accord, l'outil devra être développé en concertation avec les premières personnes concernées. Pas simplement les autorités et les experts, mais également les secteurs qui font vivre le pays. Culture, monde de la nuit, secteur marchand, entreprises... Tous auront leur mot à dire sur la question, assurent les autorités. Idée au top ou flop complet? Le tout est de parvenir à imaginer une ligne de conduite "plus lisse, moins heurtée" et ainsi éviter l'effet yo-yo. Mais pour y arriver, "tout le monde doit jouer le jeu...", rappelle Yves Van Laethem, porte-parole fédéral.