L'informateur Paul Magnette a dressé le bilan de sa mission, après cinq semaines de négociations avec les différents partis politiques, dans une courte vidéo diffusée sur le réseau social Twitter.

"Cela fait cinq semaines, avec mes collaborateurs, que l'on essaie de trouver des solutions pour la Belgique. On a travaillé avec tous les partis politiques. On a identifié des priorités. On a travaillé sur des convergences. Je pense qu'on a commencé à trouver des solutions sur des sujets très importants (...) comme l'emploi, la santé, la justice, les pensions, la transition climatique". Il a ajouté que le travail budgétaire avait également été entamé. Il a ensuite répété qu'il voulait rester constructif et continuer à trouver des solutions "pour tous les Belges de Zeebruges à Arlon et d'Eupen à Mouscron".

A ses yeux, il est temps que chacun prenne ses responsabilités, entendait-on lundi. Le scénario d'une coalition arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes) complétée par le CD&V et/ou le cdH est sur la table. Jusqu'à présent, les libéraux n'ont pas fermé la porte. Le travail de l'informateur ne "peut être jeté par-dessus bord", estiment-ils même s'ils le jugent "encore insuffisant".

La logique politique voudrait dès lors qu'ils prennent le relais du président du PS dans le cadre d'une préformation ou d'une formation... à moins que le Palais ne charge un CD&V d'une nouvelle mission. L'arc-en-ciel ne dispose que d'une majorité très courte à la Chambre (76 sièges sur 150) et n'a pas de majorité dans le groupe linguistique flamand. L'ajout des chrétiens-démocrates résout le premier problème, pas le deuxième.

Le CD&V et certaines personnalités de l'Open Vld ont estimé qu'il fallait envoyer au front la N-VA. Ils craignent qu'un arc-en-ciel même élargi ne passe pour une coalition anti-N-VA et permette aux nationalistes de se poser en victimes. Une mission confiée à la N-VA risque toutefois de mener à un retour à la case départ. Le PS n'entend toujours pas s'allier aux nationalistes flamands et les propos du président de la N-VA lundi matin n'étaient guère conciliants.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, n'exclut pas de recevoir une mission mais il ne s'est guère montré conciliant lundi: il a évoqué une "bouillie arc-en-ciel" dont il faudrait "faire passer le goût avec un solide dentifrice flamand" et estimé qu'il ne faudrait pas reprendre le travail de zéro... mais de "moins 20".

M. Magnette n'a pas souhaité réagir à ces déclarations qui sont, d'après lui, "injurieuses" et "n'élèvent pas le débat politique". Après le rapport de M. Magnette, le Roi tient sa décision en délibéré. Il a entamé un tour de consultation des présidents de parti, en commençant par les libéraux.

Le CD&V ouvre la ronde des consultations mardi

Le Roi recevra mardi matin le président du CD&V, Joachim Coens, à 9h00. Il sera suivi par le président de la N-VA, Bart De Wever, à 10h15, et la présidente de Groen, Meyrem Almaci, à 11h30.

L'informateur Paul Magnette a dressé le bilan de sa mission, après cinq semaines de négociations avec les différents partis politiques, dans une courte vidéo diffusée sur le réseau social Twitter. "Cela fait cinq semaines, avec mes collaborateurs, que l'on essaie de trouver des solutions pour la Belgique. On a travaillé avec tous les partis politiques. On a identifié des priorités. On a travaillé sur des convergences. Je pense qu'on a commencé à trouver des solutions sur des sujets très importants (...) comme l'emploi, la santé, la justice, les pensions, la transition climatique". Il a ajouté que le travail budgétaire avait également été entamé. Il a ensuite répété qu'il voulait rester constructif et continuer à trouver des solutions "pour tous les Belges de Zeebruges à Arlon et d'Eupen à Mouscron". A ses yeux, il est temps que chacun prenne ses responsabilités, entendait-on lundi. Le scénario d'une coalition arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes) complétée par le CD&V et/ou le cdH est sur la table. Jusqu'à présent, les libéraux n'ont pas fermé la porte. Le travail de l'informateur ne "peut être jeté par-dessus bord", estiment-ils même s'ils le jugent "encore insuffisant". La logique politique voudrait dès lors qu'ils prennent le relais du président du PS dans le cadre d'une préformation ou d'une formation... à moins que le Palais ne charge un CD&V d'une nouvelle mission. L'arc-en-ciel ne dispose que d'une majorité très courte à la Chambre (76 sièges sur 150) et n'a pas de majorité dans le groupe linguistique flamand. L'ajout des chrétiens-démocrates résout le premier problème, pas le deuxième.Le CD&V et certaines personnalités de l'Open Vld ont estimé qu'il fallait envoyer au front la N-VA. Ils craignent qu'un arc-en-ciel même élargi ne passe pour une coalition anti-N-VA et permette aux nationalistes de se poser en victimes. Une mission confiée à la N-VA risque toutefois de mener à un retour à la case départ. Le PS n'entend toujours pas s'allier aux nationalistes flamands et les propos du président de la N-VA lundi matin n'étaient guère conciliants.Le président de la N-VA, Bart De Wever, n'exclut pas de recevoir une mission mais il ne s'est guère montré conciliant lundi: il a évoqué une "bouillie arc-en-ciel" dont il faudrait "faire passer le goût avec un solide dentifrice flamand" et estimé qu'il ne faudrait pas reprendre le travail de zéro... mais de "moins 20". M. Magnette n'a pas souhaité réagir à ces déclarations qui sont, d'après lui, "injurieuses" et "n'élèvent pas le débat politique". Après le rapport de M. Magnette, le Roi tient sa décision en délibéré. Il a entamé un tour de consultation des présidents de parti, en commençant par les libéraux. Le Roi recevra mardi matin le président du CD&V, Joachim Coens, à 9h00. Il sera suivi par le président de la N-VA, Bart De Wever, à 10h15, et la présidente de Groen, Meyrem Almaci, à 11h30.