Tout comme son homologue bruxellois Philippe Close (PS), le bourgmestre d'Anvers, Bart De Wever (N-VA), n'avait pas délivré d'autorisation officielle pour la manifestation initiée par l'organisation Belgian Youth against Racism. Les maïeurs n'ont pas interdit la manifestation pour autant, malgré l'interdiction de rassemblement de plus de dix personnes toujours en vigueur en Belgique.
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Tout comme son homologue bruxellois Philippe Close (PS), le bourgmestre d'Anvers, Bart De Wever (N-VA), n'avait pas délivré d'autorisation officielle pour la manifestation initiée par l'organisation Belgian Youth against Racism. Les maïeurs n'ont pas interdit la manifestation pour autant, malgré l'interdiction de rassemblement de plus de dix personnes toujours en vigueur en Belgique.Close et De Wever ont suivi leurs homologues européens. De Bristol à Budapest en passant par Madrid et Rome, des dizaines de milliers d'Européens ont en effet rejoint dimanche les manifestations contre le racisme. L'indignation qui a fait descendre des dizaines de milliers d'Américains dans les rues après la mort de George Floyd a gagné le reste de la planète.La police anversoise a décidé de tolérer la manifestation et de laisser les manifestants tranquilles tant qu'ils respectaient les mesures destinées à endiguer le coronavirus. Si les participants ont majoritairement respecté les consignes de sécurité, un grand groupe de manifestants s'est séparé et s'est rendu sur la Groenplaats. "Nous avons passé plus d'une heure à discuter avec le groupe qui ne voulait pas quitter la place. Même les équipes de médiation de la police ont été impliquées. Par le biais de haut-parleurs, les manifestants ont été informés de ce qui se passerait s'ils ne quittaient pas la place. Ils savaient que nous allions les chercher et que nous les emmènerions en bus à notre bureau de la Noorderlaan", déclare le porte-parole de la police anversoise Wouter Bruyns.115 arrestations Selon les médias flamands, la police a fini par intervenir et arrêter 115 personnes encore présentes. Elles ont été emmenées pour identification. La moitié des personnes arrêtées se sont révélées être des mineurs. La police a appelé leurs parents, et a libéré les adultes au bout de deux heures. Toutes les personnes arrêtées se sont vu infliger une sanction administrative communale.L'organisation Belgian Youth against Racism a annoncé dimanche qu'elle avait déposé une plainte officielle. "Ce comportement doit être dénoncé", disent-ils. L'organisation se dit déçue que tout le monde ne soit pas rentré chez lui après la manifestation. "Si tout le monde était rentré chez lui correctement, il n'y aurait pas eu d'incident", disent-ils. "Ce qui nous déçoit profondément, cependant, c'est le comportement de la police d'Anvers", conclut-elle.