Quel est pour vous le plus grand défi de la nouvelle année ?
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Quel est pour vous le plus grand défi de la nouvelle année ?Alexander De Croo: (résolument) Garder les gens motivés. Les personnes vaccinées ne peuvent pas tomber malades, mais peuvent transmettre le virus. Il faut que les gens s'en rendent bien compte. C'est pour cette raison que nous ne pouvons pas tout relâcher tout de suite. Les personnes vaccinées doivent également respecter les règles. Malheureusement, la vie libre n'est pas pour aujourd'hui.Quand alors? Quand 70% de la population sera vaccinée ?C'est ce que disent les scientifiques. J'espère qu'on y arrivera d'ici la fin de l'été, qu'alors nous pourrons mener une vie quelque peu normale. C'est la perspective que je peux donner.Pourquoi les vaccinations prennent-elles autant de temps ?Parce que nous dépendons de la production. C'est le cas pour tous les pays européens. Nous ne pouvons pas faire plus, même s'il est possible que les futurs vaccins accélèrent le processus. Les vaccins que nous administrons aujourd'hui n'empêchent pas la propagation du virus. D'autres vaccins le feront peut-être, même si je ne peux pas anticiper à ce niveau-là.Allez-vous assouplir les mesures avant le 1er mars ?J'espère que oui. Si les chiffres continuent à baisser, et que nous plongeons sous les 800 contaminations par jour, nous devrions pouvoir assouplir. C'est donc entre nos mains à tous. Vous voulez retourner chez le coiffeur ? Alors, respectez les règles.N'y a-t-il pas d'alternative à cette isolation totale ? Plus de la moitié des décès surviennent dans les maisons de repos.Mais laquelle? Nous ne pouvons pas placer nos maisons de repos sous cloche. Et que faire des personnes qui y travaillent ? Et près de la moitié des décès ne surviennent pas dans les maisons de repos. Il y a aussi des jeunes qui tombent malades. En outre, on diagnostique moins de tumeurs cancéreuses, parce qu'il y a des gens qui n'osent pas se rendre à l'hôpital. Nous faisons ça pour éviter une troisième vague, car celle-ci sera encore pire que la deuxième. Je dirai même plus : nous ne sommes pas capables d'affronter une troisième vague.Paul Cobbaert/De Zondag