En France, le débat est brûlant depuis quelques jours. Chez nous, il débute à peine. Mais le rythme très lent de la vaccination contre la Covid dans nos deux pays commence à poser question alors que d'autres mènent cette opératin au pas de charge. C'est le cas dans des pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou Israël, mais aussi dans des pays europées comme l'Allemagne, le Portugal ou l'Italie.
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En France, le débat est brûlant depuis quelques jours. Chez nous, il débute à peine. Mais le rythme très lent de la vaccination contre la Covid dans nos deux pays commence à poser question alors que d'autres mènent cette opératin au pas de charge. C'est le cas dans des pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou Israël, mais aussi dans des pays europées comme l'Allemagne, le Portugal ou l'Italie."L'Allemagne est déjà à plus de 42.000 vaccinés, le Royaume-Uni à 900.000 et la France à moins de 200!, a alerté le patron des sénateurs LR (droite) Bruno Retailleau sur Twitter. Après les masques, les tests et l'isolement, un nouvel échec serait terrible." Il a demandé au gouvernement de "rendre public le calendrier de vaccination des Ehpad (maisons de retraite) par département". Maisce cri est poussé depusi plusieurs jours par de nombreux politiques et acteurs du monde de la santé. "Je ne confonds pas vitesse et précipitation", a rétorqué Olivier Véran, ministre de la Santé, en précisant que le rythme s'accélérerait. Mais sans trop convaincre.Chez nous, le débat débute à peine alors que le nombre de vaccination effectué jusqu'ici est aussi pour le moins réduit: un peu moins de 300 personnes lors de la première phase test dans trois maisons de repos, une deuxième phase test dans quatre maisons du Brabant flamand, ensuite. Le vrai début de la campagne massive aura lieu le 5 janvier, mais on ne s'attend à une vaccination globale des maisons de repos que pour la fin février."Notre stratégie vaccinale doit être + rapide, + ambitieuse!, a souligné mecredi midi la cheffe de file CDH à la Chambre, Catherine Fonck, en relayant elle aussi des données d'autres pays. Accélérer, se donner des objectifs précis et s'y tenir!""Même si ça ne doit pas se transformer en course sanitaire, j'ose espérer que notre pays fera tout pour que la vaccination s'accélère ici aussi," souligne lui aussi François De Smet, président de DéFI.Pascal Delwit, politologue à l'ULB, souligne quant à lui qu'il ne sait "pas trop quoi penser de ses reportages répétés à l'envi qu'il faut convaincre des bienfaits de la vaccination si celles et ceux - très nombreux - qui le sont doivent attendre des mois et des mois - combien ? - avant d'en bénéficier." "Dans le 'plan com', poursuit-il on pourrait peut-être envisager la question. Plus encore, dans l'action."La campagne de vaccination, en Belgique, avait été anticipée après la décision européenne de reconnaître plus rapidement le vaccin Pfizer, mais uniquement pour une phase test. Les autorités justifient le choix de ne pas accélérer le processus afin de bien maîtriser le dispositif et éviter les couacs: c'est d'ailleurs un bilan satisfaisant qu'ils ont tiré de la première opération dans trois de maisons de repos. Dans un souci de pédagogie, aussi, et afin de ne pas brusquer une population partiellement méfiante. Au vu de la sitation dans les pays voisins, il est toutefois probable que les appels vont se multiplier pour que l'on accélère le mouvement. Faute de quoi, oui, on risque de parler chez nous aussi de fiasco des vaccins après ceux des masques ou des tests.