Une partie des travailleurs belges semblent avoir repris le chemin du travail en présentiel. Les données concernant la mobilité démontrent que nous sommes repassés, en termes de trafic, au-dessus des chiffres d'octobre, soit avant la deuxième vague. Selon les chiffres fournis par le dernier rapport hebdomadaire de Sciensano, le mouvement est particulièrement visible ces deux dernières semaines dans le Brabant Wallon, le Hainaut, la Région Bruxelloise et le Limbourg.
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Une partie des travailleurs belges semblent avoir repris le chemin du travail en présentiel. Les données concernant la mobilité démontrent que nous sommes repassés, en termes de trafic, au-dessus des chiffres d'octobre, soit avant la deuxième vague. Selon les chiffres fournis par le dernier rapport hebdomadaire de Sciensano, le mouvement est particulièrement visible ces deux dernières semaines dans le Brabant Wallon, le Hainaut, la Région Bruxelloise et le Limbourg.Résultat, le nombre de nouveaux clusters rapportés a augmenté en Wallonie et est resté stable en Flandre et à Bruxelles pour la période du 1er au 7 mars. Parmi tous les clusters actifs confirmés pour la semaine dernière, la majorité se trouve dans les lieux de travail (40 %) et dans les écoles (29 %). Un constat confirmé par le cabinet du Premier ministre qui souligne que "es contrôles en entreprises démontrent un nombre certain d'infractions".Dans la matinée, le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, a rappelé l'importance du télétravail. Le respect des règles sanitaires actuelles est plus que jamais de rigueur devant l'augmentation des chiffres épidémiologiques afin de ne pas compromettre les objectifs qui ont été fixés lors du dernier comité de concertation.Du côté de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), on signalait début mars 2021 "qu'il faudrait revenir en avril au régime qui s'appliquait au télétravail en septembre 2020 : un télétravail fortement recommandé (ou même obligatoire dans un premier temps), mais plus à temps plein et avec des moments de retour".La FEB explique qu'une récente enquête (février) réalisée en collaboration avec l'Antwerp Management School et HRPro.be montre que "60% des entreprises ont de plus de en plus de mal à influencer positivement la cohésion au sein de leur organisation. 32% des personnes interrogées ont également indiqué que le télétravail obligatoire et à temps plein ne leur permet pas de veiller au bien-être de leurs collaborateurs". De nombreuses entreprises reportent également les exercices plus stratégiques "parce que les discussions sur les projets sont mieux menées dans la vie réelle que dans une énième réunion virtuelle".Des entreprises signalent également à la FEB "qu'elles ne parviennent pas à garder de jeunes débutants parce qu'elles n'arrivent pas - uniquement à distance - à les connecter, à les intégrer correctement". Elle signale également que "la situation familiale de nombreux collaborateurs ne se prête pas toujours non plus au télétravail obligatoire de longue durée. Partager le séjour avec un partenaire et/ou des enfants est loin d'être idéal et met la pression sur chaque membre de la famille ". Ces nombreux points seront probablement évoqués lors de la réunion consacrée à l'augmentation du nombre de foyers épidémiques sur les lieux de travail entre le Premier ministre, Alexander De Croo et les fédérations d'entreprises.