La demande a été introduite pour un événement le 29 mai prochain à 14h00 dans le Bois de la Cambre à Bruxelles. Le collectif L'Abîme y mentionne les mêmes raisons que pour son événement de ce samedi 1er mai au même endroit, à savoir dénoncer les conséquences du confinement sur les jeunes. "
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La demande a été introduite pour un événement le 29 mai prochain à 14h00 dans le Bois de la Cambre à Bruxelles. Le collectif L'Abîme y mentionne les mêmes raisons que pour son événement de ce samedi 1er mai au même endroit, à savoir dénoncer les conséquences du confinement sur les jeunes. ""Chercher les problèmes""Organiser un événement comme celui-ci, c'est chercher les problèmes. Vous attirez des gens qui viennent pour se battre avec la police. Les autres, qui n'ont pas cette intention, se retrouvent en partie entraînés", a déclaré De Croo sur les ondes de la VRT."Je suis prêt à m'entretenir avec les jeunes, à les écouter et à les comprendre. Mais celui qui organise quelque chose comme ça sait qu'il organise des problèmes. Et je n'entamerai pas de dialogue avec eux. Un événement comme celui-ci ne fait que conduire à la violence", a-t-il ajouté."Nous comprenons le désir de nombreuses personnes de se réunir. Ce que l'on ne peut pas accepter dans la situation actuelle, c'est que les gens se rassemblent en groupes beaucoup trop importants, ne respectent pas les mesures sanitaires et recourent à la violence", a déclaré également lundi la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V)."Ce qui s'est passé samedi au Bois de la Cambre, ne peut pas se répéter. Les organisateurs qui, de bonne foi, souhaitent organiser des événements dans le cadre autorisé disposent de suffisamment de possibilités d'entamer un dialogue avec les autorités", a-t-elle ajouté.La ministre reconnaît que le besoin de rencontrer un plus grand nombre de personnes se fait de plus en plus ressentir dans la population. "Toutefois, en raison de la situation sanitaire, il n'est actuellement pas encore possible de se réunir en très grand nombre. Mais peu à peu, une perspective réaliste pour plus de liberté est donnée", a-t-elle dit.Projets pilotes Selon Het Laatste Nieuws, la ministre avait pourtant évoqué l'éventualité d'organiser un projet test ou pilote. "Des expériences et des projets pilotes sélectionnés et approuvés peuvent être organisés. Mais les conditions permettant d'organiser ces événements-tests sont strictes, car la sécurité et la santé des participants doivent, à tout moment, être garanties. Il n'y a pas de place pour les organisateurs, comme ceux de La Boum 1 et 2, qui agissent en dehors du cadre légal", avait-elle tempéré.La Boum testL'abîme team, les organisateurs de la Boum 3, ont néanmoins repris les déclarations de la ministre sur l'éventualité d'organiser un projet test pour annoncer un événement baptisé Boum test le samedi 15 mai à 14h. "Nous trouvons l'idée de la ministre excellente. Pas vous ? Nous cherchons donc des volontaires pour assister à une fête sans consigne sanitaire. Nous allons aussi avoir besoin d'un pourcentage de volontaires pour un test viral avant et après l'événement", écrivent-ils sur la page de l'événement.