"En Région de Bruxelles-capitale, la moitié de la population n'est pas vaccinée, et dans certaines communes, le taux de vaccination bien en deçà. Cette situation n'est ni acceptable ni tenable", a lancé M. De Croo à l'issue d'un comité de concertation entre les gouvernements du pays.

S'il a insisté sur le travail des derniers mois et souligné l'extension du Covid Safe Ticket (CST) en Région bruxelloise, il a affirmé que des mesures strictes comme le CST "ne remplaceront jamais la vaccination".

"Cette épidémie devient une épidémie des non vaccinés. On ne peut l'accepter, on ne peut accepter que des gens fassent le choix de mettre d'autres personnes en danger. Ce sont ceux qui ne se sont pas fait vacciner qui sont responsables" de la prolongation de certaines mesures de restriction, a ajouté le chef du gouvernement fédéral.

Cette situation "nous ne pouvons pas l'accepter en tant que société", a-t-il poursuivi. "Personne n'a le droit de mettre les autres en danger. Personne ne pourrait infliger cela à un autre", alors que les vaccins contre le coronavirus sont "sûrs, gratuits et disponibles partout".

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) a également déclaré que le chemin à parcourir à Bruxelles était encore long. Il a également souligné les énormes efforts des autorités et le contexte difficile à Bruxelles.

Cependant, ce n'est pas seulement à Bruxelles que la situation est préoccupante, a déclaré Vandenbroucke, qui s'est empressé d'ajouter qu'il ne s'agissait pas de désigner des coupables. Par exemple, un taux de vaccination de 59 % de la population totale à Liège est trop faible. Il a qualifié les 65% à Anvers de bon résultat, compte tenu également de la population relativement jeune, mais ce chiffre est trop faible. Le ministre a également cité Machelen, Zaventem, Vilvorde et Sint-Pieters-Leeuw.

Le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS) souscrit pleinement aux propos du Premier ministre. "98% des personnes hospitalisées ne sont pas vaccinées, ou n'ont reçu qu'une seule dose. Il ne faut pas de preuves plus évidentes que la vaccination est aujourd'hui la seule solution pour éviter la contamination et tenter progressivement éradiquer le virus".

"Il faut se faire vacciner, car nous devons toujours faire la balance. Est-ce qu'il vaut mieux se faire vacciner alors qu'il est prouvé que les vaccins fonctionnent ou prendre le risque de tomber malade et peut-être de mourir ou de se retrouver à l'hôpital ? Ou bien même sans aller à l'hôpital, de tomber malade avec des conséquences assez terribles durant longtemps ? Je pense que la balance penche vers la vaccination", a-t-il martelé.

Son homologue bruxellois Rudi Vervoort (PS) partage son avis. "La liberté de ne pas se faire vacciner, c'est empêcher les autres de retourner à la vie normale", a-t-il déclaré. Contrairement à la Flandre, la Région de Bruxelles-Capitale, où à peine 51% de la population est totalement vaccinée, maintient le port du masque et n'introduit pas d'assouplissements.

Plus tôt cette semaine, Rudi Vervoort avait d'ailleurs évoqué une obligation vaccinale. "Tous les moyens ont été mis en oeuvre pour stimuler la vaccination. La vraie question, c'est que cela fait quelques semaines que l'on tourne autour de l'obligation du vaccin. On devrait en parler sans tabou, sans refuser ce débat... À un moment, il faut forcer le cheval à boire", avait-il déclaré sur la Première.

Di Rupo appelle les non-vaccinés à faire leur examen de conscience

Le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, a appelé samedi les Wallons qui ne se sont pas encore fait vacciner contre le coronavirus à faire leur "examen de conscience" et à bien réfléchir aux conséquences de leur choix.

Le comité de concertation a défini vendredi un socle fédéral pour le port du masque qui sera limité à quelques situations à partir du 1er octobre. A Bruxelles, le ministre-président Rudi Vervoort a déjà fait savoir que la nouvelle règle ne serait pas d'application. En Wallonie, le gouvernement régional doit se réunir la semaine prochaine mais le ministre-président plaide pour s'en tenir à une approche plus stricte, conforme aux recommandations des experts qui conseillent les différents gouvernements.

"Il ne s'agit pas ici d'accabler les personnes qui n'ont pas encore répondu aux invitations à se faire vacciner. Leur responsabilité, néanmoins, est réelle. Les personnes non vaccinées doivent bien mesurer les conséquences de leur inaction et de leurs tergiversations. Le choix est pourtant simple. Ou bien on accepte la protection salutaire des vaccins, dont tout indique qu'ils sont efficaces. Ou bien on se prive du vaccin et on s'expose au risque, considérable, d'être contaminé et de mourir dans d'atroces conditions. Si pas mourir, du moins souffrir. Et pendant des mois, conserver des séquelles très invalidantes", a déclaré M. Di Rupo dans son discours des Fêtes de Wallonie. "L'heure est donc venue pour chacun de faire son examen de conscience. Et d'assumer ses responsabilités".

Les inondations qui ont frappé la Wallonie et sinistré une partie de ses territoires ont également été au coeur de l'allocution du Premier wallon. M. Di Rupo a rappelé les efforts fournis par son gouvernement et les moyens qu'il a dégagés pour aider les victimes. Il a également salué l'élan de solidarité qui s'est manifesté dans la population.

"Dans le ciel noir de ce funeste mois de juillet, une éclaircie est apparue. La solidarité, la remarquable solidarité des Belges, des Flamands, des Bruxellois et des Wallons, a fait des merveilles. Tandis que les flots déferlaient, le personnel soignant, les services de secours, les agents administratifs et techniques ont agi jour et nuit. Ils ont mobilisé toutes leurs forces, souvent jusqu'à l'épuisement. Les dons ont afflué et les volontaires sont venus de partout, offrant leurs bras et leur générosité", a-t-il souligné.

Face à ces enjeux, pour redresser la Wallonie, le gouvernement place ses espoirs dans le Plan de relance, doté de 7 milliards d'euros dont une partie servira à la reconstruction des zones sinistrées. "Jamais la Wallonie n'avait subi, à répétition, de tels coups du sort. Mais jamais non plus la Wallonie institutionnelle n'avait mis sur pied un plan de relance d'une telle ampleur", a fait remarquer M. Di Rupo qui a appelé à la mobilisation des acteurs wallons. "En Wallonie, l'heure est au sursaut collectif. Les mesquineries, l'esprit de clocher, les intérêts particuliers, les lobbies sans vision doivent passer au second plan. Seule compte à présent la finalité qui nous transcende, à savoir le rétablissement définitif de notre Région. Pour y parvenir, j'en appelle à l'union des forces vives", a-t-il dit.

Avec Belga

"En Région de Bruxelles-capitale, la moitié de la population n'est pas vaccinée, et dans certaines communes, le taux de vaccination bien en deçà. Cette situation n'est ni acceptable ni tenable", a lancé M. De Croo à l'issue d'un comité de concertation entre les gouvernements du pays. S'il a insisté sur le travail des derniers mois et souligné l'extension du Covid Safe Ticket (CST) en Région bruxelloise, il a affirmé que des mesures strictes comme le CST "ne remplaceront jamais la vaccination". "Cette épidémie devient une épidémie des non vaccinés. On ne peut l'accepter, on ne peut accepter que des gens fassent le choix de mettre d'autres personnes en danger. Ce sont ceux qui ne se sont pas fait vacciner qui sont responsables" de la prolongation de certaines mesures de restriction, a ajouté le chef du gouvernement fédéral.Cette situation "nous ne pouvons pas l'accepter en tant que société", a-t-il poursuivi. "Personne n'a le droit de mettre les autres en danger. Personne ne pourrait infliger cela à un autre", alors que les vaccins contre le coronavirus sont "sûrs, gratuits et disponibles partout".Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) a également déclaré que le chemin à parcourir à Bruxelles était encore long. Il a également souligné les énormes efforts des autorités et le contexte difficile à Bruxelles. Cependant, ce n'est pas seulement à Bruxelles que la situation est préoccupante, a déclaré Vandenbroucke, qui s'est empressé d'ajouter qu'il ne s'agissait pas de désigner des coupables. Par exemple, un taux de vaccination de 59 % de la population totale à Liège est trop faible. Il a qualifié les 65% à Anvers de bon résultat, compte tenu également de la population relativement jeune, mais ce chiffre est trop faible. Le ministre a également cité Machelen, Zaventem, Vilvorde et Sint-Pieters-Leeuw.Le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS) souscrit pleinement aux propos du Premier ministre. "98% des personnes hospitalisées ne sont pas vaccinées, ou n'ont reçu qu'une seule dose. Il ne faut pas de preuves plus évidentes que la vaccination est aujourd'hui la seule solution pour éviter la contamination et tenter progressivement éradiquer le virus"."Il faut se faire vacciner, car nous devons toujours faire la balance. Est-ce qu'il vaut mieux se faire vacciner alors qu'il est prouvé que les vaccins fonctionnent ou prendre le risque de tomber malade et peut-être de mourir ou de se retrouver à l'hôpital ? Ou bien même sans aller à l'hôpital, de tomber malade avec des conséquences assez terribles durant longtemps ? Je pense que la balance penche vers la vaccination", a-t-il martelé.Son homologue bruxellois Rudi Vervoort (PS) partage son avis. "La liberté de ne pas se faire vacciner, c'est empêcher les autres de retourner à la vie normale", a-t-il déclaré. Contrairement à la Flandre, la Région de Bruxelles-Capitale, où à peine 51% de la population est totalement vaccinée, maintient le port du masque et n'introduit pas d'assouplissements. Plus tôt cette semaine, Rudi Vervoort avait d'ailleurs évoqué une obligation vaccinale. "Tous les moyens ont été mis en oeuvre pour stimuler la vaccination. La vraie question, c'est que cela fait quelques semaines que l'on tourne autour de l'obligation du vaccin. On devrait en parler sans tabou, sans refuser ce débat... À un moment, il faut forcer le cheval à boire", avait-il déclaré sur la Première.Avec Belga