La ministre n'a pas voulu donner de détails et préciser qui étaient les officiers concernés. Elle a simplement indiqué que les procédures visaient "des sanctions disciplinaires lourdes". Dans deux des procédures, la ministre est la seule autorité disciplinaire. Dans la troisième, elle intervient de concert avec le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne. Or, selon la loi de 1999 sur le statut disciplinaire de la police, cette compétence conjointe des deux ministres s'exerce dans le cas du commissaire général ou, plus probablement dans ce cas, des directeurs généraux.

Lire aussi: Le récit des dernières heures de Jozef Chovanec

Jozef Chovanec est décédé le 27 février 2018 à l'Hôpital Marie Curie de Charleroi où il avait été transféré à la suite d'un malaise cardiaque survenu le 24 février vers 5h. Ce citoyen slovaque, pris de délire, a été maîtrisé de manière brutale dans une cellule de l'aéroport de Charleroi où il avait essayé d'embarquer dans un avion le ramenant dans son pays. Il a subi un plaquage ventral pendant de longues minutes, la tête enveloppée dans une couverture avant de recevoir l'injection d'un calmant. Les agents souriaient, une policière a même fait un salut nazi.

Une instruction judiciaire est en cours. Le comité P a également rendu un rapport critique sur le fonctionnement de la police aéronautique. La révélation de cette affaire à l'été 2020 a entraîné de sérieux remous politiques autour du ministre de l'Intérieur de l'époque, Jan Jambon. Elle a aussi poussé le numéro 2 de la police fédérale, le directeur général de la police administrative, André Desenfants, à faire un pas de côté avant de reprendre ses fonctions. Le directeur de la police aéronautique, Danny Elst, a quant à lui fait l'objet d'une mesure d'ordre du commissaire général et a été affecté à une fonction administrative.

La ministre n'a pas voulu donner de détails et préciser qui étaient les officiers concernés. Elle a simplement indiqué que les procédures visaient "des sanctions disciplinaires lourdes". Dans deux des procédures, la ministre est la seule autorité disciplinaire. Dans la troisième, elle intervient de concert avec le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne. Or, selon la loi de 1999 sur le statut disciplinaire de la police, cette compétence conjointe des deux ministres s'exerce dans le cas du commissaire général ou, plus probablement dans ce cas, des directeurs généraux.Lire aussi: Le récit des dernières heures de Jozef ChovanecJozef Chovanec est décédé le 27 février 2018 à l'Hôpital Marie Curie de Charleroi où il avait été transféré à la suite d'un malaise cardiaque survenu le 24 février vers 5h. Ce citoyen slovaque, pris de délire, a été maîtrisé de manière brutale dans une cellule de l'aéroport de Charleroi où il avait essayé d'embarquer dans un avion le ramenant dans son pays. Il a subi un plaquage ventral pendant de longues minutes, la tête enveloppée dans une couverture avant de recevoir l'injection d'un calmant. Les agents souriaient, une policière a même fait un salut nazi.Une instruction judiciaire est en cours. Le comité P a également rendu un rapport critique sur le fonctionnement de la police aéronautique. La révélation de cette affaire à l'été 2020 a entraîné de sérieux remous politiques autour du ministre de l'Intérieur de l'époque, Jan Jambon. Elle a aussi poussé le numéro 2 de la police fédérale, le directeur général de la police administrative, André Desenfants, à faire un pas de côté avant de reprendre ses fonctions. Le directeur de la police aéronautique, Danny Elst, a quant à lui fait l'objet d'une mesure d'ordre du commissaire général et a été affecté à une fonction administrative.