Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une proposition de médiation après l'échec de la négociation entre les partenaires sociaux. La norme salariale reste fixée à 0,4%, hors l'indexation confirmée de 2,85%, ainsi que l'avait établi le Conseil central de l'économie. Les mesures exceptionnelles prises durant la crise (télétravail, congé vaccination, prime dans le secteur des soins, etc.) ne sont pas comptées en déduction de cette marge.

La "prime corona" peut venir en complément de la norme de 0,4%. Elle pourra être accordée par "établissement", c'est-à-dire par entreprise et non par secteur, qui a enregistré de bons résultats et devra être demandée avant la fin de l'année, a-t-on expliqué de source gouvernementale. Une cotisation patronale réduite à 16,5% sera appliquée.

Le gouvernement a par ailleurs confirmé l'avis rendu par les partenaires sociaux sur l'affectation de l'enveloppe bien-être. Il propose aux partenaires sociaux qu'un travail soit mené sur plusieurs dossiers, à commencer par celui du salaire minimum "dont l'évolution n'a pas suivi l'évolution des autres salaires en s'engageant sur une trajectoire de convergence étalée sur plusieurs accords interprofessionnels et démarrant après la crise". Le gouvernement pourra accompagner ces évolutions par des mesures fiscales et parafiscales. Les autres dossiers sont l'harmonisation des pensions complémentaires des ouvriers et des employés, les heures supplémentaires (afin qu'un nombre accru d'heure soit possible en 2021-2022) et les fins de carrière afin de les rendre "faisables" par le régime d'emplois de fin de carrière.

"Le gouvernement souhaite mener un dialogue actif avec les partenaires sociaux sur ces quatre thèmes. Il est disposé à prendre les mesures nécessaires à la mise en oeuvre de ces accords", a-t-on précisé à même source.

Le MR se réjouit d'une proposition de médiation "raisonnable"

"Le MR se réjouit de la proposition de médiation raisonnable faite par le gouvernement dans le cadre de l'Accord interprofessionnel", réagit jeudi matin, sur Twitter, Georges-Louis Bouchez, le président des libéraux francophones, alors que la majorité fédérale est parvenue à un accord dans la nuit.

Cet accord prévoit "le maintien intégral de la loi de 1996 avec une indexation automatique de 2,8% et une marge supplémentaire de 0,4% ; la prolongation du principe de la prime ponctuelle 'corona' telle qu'adoptée par Sophie Wilmès en 2020, avec un plafond de 500 euros et uniquement pour les entreprises qui ont connu une croissance très importante lors de la crise", écrit M. Bouchez sur le réseau social. "Ces éléments permettent de renforcer deux thèmes majeurs pour le MR: le pouvoir d'achat des travailleurs sans altérer la compétitivité de nos entreprises pour une économie belge gagnante", conclut le président du MR.

Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une proposition de médiation après l'échec de la négociation entre les partenaires sociaux. La norme salariale reste fixée à 0,4%, hors l'indexation confirmée de 2,85%, ainsi que l'avait établi le Conseil central de l'économie. Les mesures exceptionnelles prises durant la crise (télétravail, congé vaccination, prime dans le secteur des soins, etc.) ne sont pas comptées en déduction de cette marge. La "prime corona" peut venir en complément de la norme de 0,4%. Elle pourra être accordée par "établissement", c'est-à-dire par entreprise et non par secteur, qui a enregistré de bons résultats et devra être demandée avant la fin de l'année, a-t-on expliqué de source gouvernementale. Une cotisation patronale réduite à 16,5% sera appliquée. Le gouvernement a par ailleurs confirmé l'avis rendu par les partenaires sociaux sur l'affectation de l'enveloppe bien-être. Il propose aux partenaires sociaux qu'un travail soit mené sur plusieurs dossiers, à commencer par celui du salaire minimum "dont l'évolution n'a pas suivi l'évolution des autres salaires en s'engageant sur une trajectoire de convergence étalée sur plusieurs accords interprofessionnels et démarrant après la crise". Le gouvernement pourra accompagner ces évolutions par des mesures fiscales et parafiscales. Les autres dossiers sont l'harmonisation des pensions complémentaires des ouvriers et des employés, les heures supplémentaires (afin qu'un nombre accru d'heure soit possible en 2021-2022) et les fins de carrière afin de les rendre "faisables" par le régime d'emplois de fin de carrière. "Le gouvernement souhaite mener un dialogue actif avec les partenaires sociaux sur ces quatre thèmes. Il est disposé à prendre les mesures nécessaires à la mise en oeuvre de ces accords", a-t-on précisé à même source.Le MR se réjouit d'une proposition de médiation "raisonnable" "Le MR se réjouit de la proposition de médiation raisonnable faite par le gouvernement dans le cadre de l'Accord interprofessionnel", réagit jeudi matin, sur Twitter, Georges-Louis Bouchez, le président des libéraux francophones, alors que la majorité fédérale est parvenue à un accord dans la nuit. Cet accord prévoit "le maintien intégral de la loi de 1996 avec une indexation automatique de 2,8% et une marge supplémentaire de 0,4% ; la prolongation du principe de la prime ponctuelle 'corona' telle qu'adoptée par Sophie Wilmès en 2020, avec un plafond de 500 euros et uniquement pour les entreprises qui ont connu une croissance très importante lors de la crise", écrit M. Bouchez sur le réseau social. "Ces éléments permettent de renforcer deux thèmes majeurs pour le MR: le pouvoir d'achat des travailleurs sans altérer la compétitivité de nos entreprises pour une économie belge gagnante", conclut le président du MR.