Sur les 5248 noms de rue de Bruxelles, 2139 (40.76%) sont attribués à une personne. Franklin Roosevelt, Bernard Montgomery, Auguste Lemonnier,... la plupart des rues et grands axes à Bruxelles, à l'exception de l'Avenue Louise, portent des noms d'illustres personnages du passé. Une carte de Bruxelles mise en ligne par l'association Open Knowledge Belgium et le collectif féministe Noms Peut-être montre toutes les rues de la capitale portant un nom masculin - en jaune - et celles ayant un nom féminin en mauve. Elle permet de visualiser très clairement le grand déséquilibre de représentation dans l'espace public. Le constat est là: rares sont les femmes à y figurer. Les rues à consonances féminines, nettement moins nombreuses, sont plutôt secondaires.

Par ce biais, les associations entendent suggérer de nouveaux noms aux communes afin de redéfinir l'identité de la ville. "Pour réaliser cette carte, nous avons utilisé des données ouvertes, c'est-à-dire des données qui sont utilisées, modifiées et partagées pour n'importe quelle raison, d'OpenStreetMap et de Wikipédia", explique Manon Brulard, en charge du projet "EqualStreetNames.Brussels" pour l'association Open Knowledge Belgium.

Une soixantaine de bénévoles y ont contribué. "Une rue, c'est un endroit que l'on va habiter, où l'on va se donner rendez-vous, où l'on va travailler. C'est un lieu qui va rester dans la mémoire collective. Il est dommage d''oublier' les femmes qui ont, de tout temps, fait des choses remarquables, elles aussi", estime Camille Wernaers, membre du collectif féministe Noms Peut-Être.

Afin d'augmenter la visibilité des femmes dans l'espace public, huit ateliers participatifs seront organisés dans différentes communes bruxelloises, de mars à décembre, pour rassembler de nouvelles propositions de noms. Ces suggestions, accompagnées de biographies, seront publiées sur la plateforme EqualStreetNames.Brussels et serviront de recommandations pour les communes.

Sur les 5248 noms de rue de Bruxelles, 2139 (40.76%) sont attribués à une personne. Franklin Roosevelt, Bernard Montgomery, Auguste Lemonnier,... la plupart des rues et grands axes à Bruxelles, à l'exception de l'Avenue Louise, portent des noms d'illustres personnages du passé. Une carte de Bruxelles mise en ligne par l'association Open Knowledge Belgium et le collectif féministe Noms Peut-être montre toutes les rues de la capitale portant un nom masculin - en jaune - et celles ayant un nom féminin en mauve. Elle permet de visualiser très clairement le grand déséquilibre de représentation dans l'espace public. Le constat est là: rares sont les femmes à y figurer. Les rues à consonances féminines, nettement moins nombreuses, sont plutôt secondaires.Par ce biais, les associations entendent suggérer de nouveaux noms aux communes afin de redéfinir l'identité de la ville. "Pour réaliser cette carte, nous avons utilisé des données ouvertes, c'est-à-dire des données qui sont utilisées, modifiées et partagées pour n'importe quelle raison, d'OpenStreetMap et de Wikipédia", explique Manon Brulard, en charge du projet "EqualStreetNames.Brussels" pour l'association Open Knowledge Belgium. Une soixantaine de bénévoles y ont contribué. "Une rue, c'est un endroit que l'on va habiter, où l'on va se donner rendez-vous, où l'on va travailler. C'est un lieu qui va rester dans la mémoire collective. Il est dommage d''oublier' les femmes qui ont, de tout temps, fait des choses remarquables, elles aussi", estime Camille Wernaers, membre du collectif féministe Noms Peut-Être. Afin d'augmenter la visibilité des femmes dans l'espace public, huit ateliers participatifs seront organisés dans différentes communes bruxelloises, de mars à décembre, pour rassembler de nouvelles propositions de noms. Ces suggestions, accompagnées de biographies, seront publiées sur la plateforme EqualStreetNames.Brussels et serviront de recommandations pour les communes.