Si à Liège l'action a rencontré en franc succès, d'autres zones de la région ont également déposé leurs menottes au sol comme notamment dans la zone de la Basse-Meuse, de Seraing et de Huy.

Cette action répondait à un appel lancé sur le groupe Facebook rassemblant des milliers de policiers du pays, Police Unifying Movement. Manu Vervier, l'un des fondateurs de ce groupe, revient sur l'origine de cette action. "C'est un collègue pensionné qui a lancé l'idée de ce mouvement sur le groupe Facebook. Ensuite, chaque zone s'est organisée. À Liège, de nombreuses personnes se sont mobilisées. En raison de la période particulière, chaque policier portait un masque pendant l'action."

Le chef de corps de la police de Liège, Christian Beaupère, était également présent vendredi. Il a indiqué, "je suis policier depuis 44 ans et nous avons de plus en plus de mal à exercer notre métier. Nous subissons un lynchage sur les réseaux sociaux, dans les médias et au quotidien des policiers se font insulter dans la rue et même cracher dessus. On se fait frapper. C'est donc un signal d'alarme, mais aussi un message d'incompréhension. On ne peut pas comparer la police belge et celle des États-Unis", a indiqué le chef de corps avant de clôturer "nous sommes les garants de la démocratie, laissez-nous faire notre métier."

300 policiers ont manifesté à Bruxelles

Environ 300 policiers, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, ont manifesté vendredi midi devant le palais de justice de Bruxelles.

Les policiers présents ont formé une haie d'honneur devant le palais de justice et ont déposé menottes et brassards au sol. Ils ont également fait retentir des sirènes de police. Des applaudissements ont refermé ce moment silencieux de protestation.

L'inspecteur de police Vincent Declercq, président de la section CGSP police pour la zone de Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Evere et Saint-Josse-ten-Noode), a fait remarquer lors du rassemblement à Bruxelles que les récents contrôles filmés par l'eurodéputée dans le quartier nord étaient liés à un renforcement des patrouilles en rapport avec des faits de violence graves dénoncés dans le secteur.

"Dans la presse internet, écrite ou les médias télévisés, tous les jours on remet en cause une simple opération de police". Il défend que le contrôle d'identité et la fouille de sécurité sont des procédures routinières, qui sont à ses yeux "des règles de base" toujours motivées par des critères simples. "Depuis des années, on réclame des caméras-piétons, ces caméras que le policier à sur lui à hauteur de la poitrine, qui permet d'objectiver son intervention", continue le policier. "Le but est de se protéger lui et de protéger aussi le citoyen. Cela va permettre une désescalade". Il espère que ces protestations au nom de George Floyd permettront d'accélérer le déploiement de ces bodycams.

Si à Liège l'action a rencontré en franc succès, d'autres zones de la région ont également déposé leurs menottes au sol comme notamment dans la zone de la Basse-Meuse, de Seraing et de Huy. Cette action répondait à un appel lancé sur le groupe Facebook rassemblant des milliers de policiers du pays, Police Unifying Movement. Manu Vervier, l'un des fondateurs de ce groupe, revient sur l'origine de cette action. "C'est un collègue pensionné qui a lancé l'idée de ce mouvement sur le groupe Facebook. Ensuite, chaque zone s'est organisée. À Liège, de nombreuses personnes se sont mobilisées. En raison de la période particulière, chaque policier portait un masque pendant l'action." Le chef de corps de la police de Liège, Christian Beaupère, était également présent vendredi. Il a indiqué, "je suis policier depuis 44 ans et nous avons de plus en plus de mal à exercer notre métier. Nous subissons un lynchage sur les réseaux sociaux, dans les médias et au quotidien des policiers se font insulter dans la rue et même cracher dessus. On se fait frapper. C'est donc un signal d'alarme, mais aussi un message d'incompréhension. On ne peut pas comparer la police belge et celle des États-Unis", a indiqué le chef de corps avant de clôturer "nous sommes les garants de la démocratie, laissez-nous faire notre métier." Environ 300 policiers, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, ont manifesté vendredi midi devant le palais de justice de Bruxelles.Les policiers présents ont formé une haie d'honneur devant le palais de justice et ont déposé menottes et brassards au sol. Ils ont également fait retentir des sirènes de police. Des applaudissements ont refermé ce moment silencieux de protestation.L'inspecteur de police Vincent Declercq, président de la section CGSP police pour la zone de Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Evere et Saint-Josse-ten-Noode), a fait remarquer lors du rassemblement à Bruxelles que les récents contrôles filmés par l'eurodéputée dans le quartier nord étaient liés à un renforcement des patrouilles en rapport avec des faits de violence graves dénoncés dans le secteur. "Dans la presse internet, écrite ou les médias télévisés, tous les jours on remet en cause une simple opération de police". Il défend que le contrôle d'identité et la fouille de sécurité sont des procédures routinières, qui sont à ses yeux "des règles de base" toujours motivées par des critères simples. "Depuis des années, on réclame des caméras-piétons, ces caméras que le policier à sur lui à hauteur de la poitrine, qui permet d'objectiver son intervention", continue le policier. "Le but est de se protéger lui et de protéger aussi le citoyen. Cela va permettre une désescalade". Il espère que ces protestations au nom de George Floyd permettront d'accélérer le déploiement de ces bodycams.