Ce qu'est la 5G. Il s'agit de la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile. Elle promet un débit jusqu'à 20 fois supérieur à la 4G, une latence (c'est-à-dire le temps nécessaire pour que des données transitent de la source jusqu'à la destination à travers un réseau) réduite à une milliseconde et une densité d'appareils connectés au km² dix fois plus importante que la 4G. Ces trois ruptures technologiques se révèlent indispensables à l'essor des supports en réalité virtuelle ou augmentée, des voitures autonomes, de la télémédecine, des activités industrielles mobiles et critiques sur le plan de la sécurité, ou encore des villes dites "intelligentes" (capables d'optimiser les flux du trafic, les enjeux en matière d'activité, de sécurité, de propreté, de rénovation au départ d'innombrables données récoltées).

Les développements futurs dépassent donc l'habituel cliché du film en ultra-haute définition téléchargeable en quelques secondes.

Les craintes autour de la 5G. Outre une tendance sociétale à l'hyper-connectivité, ses détracteurs dénoncent l'effet jugé néfaste sur l'environnement et sur la santé des bandes de fréquences électromagnétiques utilisées par la 5G. Depuis des décennies, il est prouvé que l'exposition aux ondes électromagnétiques crée, selon son intensité, un effet thermique des tissus potentiellement problématique pour les êtres vivants. C'est la raison pour laquelle la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (Icnirp) a défini le seuil à partir duquel ces effets sont jugés néfastes. Celui-ci a ensuite été divisé par 50 pour définir une norme validée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les zones accessibles au public. En Belgique, les normes en vigueur sont encore plus restrictives.

A l'heure actuelle, il ressort de l'ensemble de la lecture scientifique - et non d'études isolées - que l'existence d'un effet nocif non-thermique (cancérigène par exemple) n'est ni prouvé, ni exclu. En 2018, deux études ont conclu à des effets de cette nature sur des populations de rongeurs, à savoir la fréquence d'une tumeur inexistante chez l'homme.

En ce qui concerne la 5G, l'enjeu sera de voir en quelle mesure l'utilisation de plus hautes fréquences, qui ne pénètrent plus le corps humain, pourrait ou non avoir un impact sur la fréquence de certaines pathologies au niveau de la peau ou de l'oeil. A cet égard, le recul scientifique est jugé insuffisant, comme le confirme des experts de renom.

Le débat. La 5G est-elle une opportunité ou une menace ? Faut-il appliquer un principe de précaution strict et bloquer son développement, ou accepter l'existence d'une incertitude partielle quant à ses conséquences (comme c'est déjà le cas, plus largement, pour une série de fréquences électromagnétiques) ?

Ce qu'est la 5G. Il s'agit de la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile. Elle promet un débit jusqu'à 20 fois supérieur à la 4G, une latence (c'est-à-dire le temps nécessaire pour que des données transitent de la source jusqu'à la destination à travers un réseau) réduite à une milliseconde et une densité d'appareils connectés au km² dix fois plus importante que la 4G. Ces trois ruptures technologiques se révèlent indispensables à l'essor des supports en réalité virtuelle ou augmentée, des voitures autonomes, de la télémédecine, des activités industrielles mobiles et critiques sur le plan de la sécurité, ou encore des villes dites "intelligentes" (capables d'optimiser les flux du trafic, les enjeux en matière d'activité, de sécurité, de propreté, de rénovation au départ d'innombrables données récoltées). Les développements futurs dépassent donc l'habituel cliché du film en ultra-haute définition téléchargeable en quelques secondes.Les craintes autour de la 5G. Outre une tendance sociétale à l'hyper-connectivité, ses détracteurs dénoncent l'effet jugé néfaste sur l'environnement et sur la santé des bandes de fréquences électromagnétiques utilisées par la 5G. Depuis des décennies, il est prouvé que l'exposition aux ondes électromagnétiques crée, selon son intensité, un effet thermique des tissus potentiellement problématique pour les êtres vivants. C'est la raison pour laquelle la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (Icnirp) a défini le seuil à partir duquel ces effets sont jugés néfastes. Celui-ci a ensuite été divisé par 50 pour définir une norme validée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les zones accessibles au public. En Belgique, les normes en vigueur sont encore plus restrictives.A l'heure actuelle, il ressort de l'ensemble de la lecture scientifique - et non d'études isolées - que l'existence d'un effet nocif non-thermique (cancérigène par exemple) n'est ni prouvé, ni exclu. En 2018, deux études ont conclu à des effets de cette nature sur des populations de rongeurs, à savoir la fréquence d'une tumeur inexistante chez l'homme. En ce qui concerne la 5G, l'enjeu sera de voir en quelle mesure l'utilisation de plus hautes fréquences, qui ne pénètrent plus le corps humain, pourrait ou non avoir un impact sur la fréquence de certaines pathologies au niveau de la peau ou de l'oeil. A cet égard, le recul scientifique est jugé insuffisant, comme le confirme des experts de renom.Le débat. La 5G est-elle une opportunité ou une menace ? Faut-il appliquer un principe de précaution strict et bloquer son développement, ou accepter l'existence d'une incertitude partielle quant à ses conséquences (comme c'est déjà le cas, plus largement, pour une série de fréquences électromagnétiques) ?