USA: licenciée pour avoir été une "menace" pour le mariage de son patron

25/12/12 à 03:23 - Mise à jour à 03:22

Source: Le Vif

(Belga) Une assistante dentaire de l'Iowa apparemment "irrésistible", licenciée pour avoir mis en danger le mariage de son patron bien qu'elle eût repoussé ses avances, a vu sa plainte pour discrimination rejetée par la Cour suprême de l'Etat.

Jeune épouse et mère de famille, Melissa Nelson a travaillé pendant dix ans dans le cabinet dentaire de James Knight avant que la femme de ce dernier ne se plaigne de la passion grandissante qu'il éprouvait pour elle. Mme Nelson a indiqué devant les tribunaux qu'elle considérait son patron comme un père et un homme "d'intégrité" qui la traitait avec respect. Mais après neuf années de collaboration, James Knight a commencé à critiquer ses habits, estimant qu'ils le "déconcentraient" trop parce qu'ils "accentuaient les formes de son corps", et lui a demandé à plusieurs reprises de porter une blouse blanche. Un jour, il lui dit même que si elle "voyait son pantalon se bomber, elle saurait que ses habits étaient trop aguicheurs", révèlent les documents du tribunal. Melissa Nelson a bien tenté de lui indiquer que son attitude à son égard n'était pas juste, mais en vain. Le dentiste aurait même fait allusion à la rareté des relations sexuelles de son employée, estimant que c'était "comme avoir une Lamborghini dans son garage et de ne jamais la conduire". La femme du dr Knight, qui travaille également au cabinet dentaire, a découvert le pot aux roses en tombant sur des SMS échangés entre son mari et Melissa Nelson. Après maintes discussions avec son épouse et son pasteur, le dentiste a accepté de licencier son assistante, considérant qu'elle était une "grande menace" pour son mariage. Melissa Nelson a essayé de se défendre devant les tribunaux en assurant que ses vêtements n'étaient pas provocateurs. Si la loi en Iowa interdit la discrimination contre des employés en fonction du sexe, la Cour suprême de l'Etat, constituée uniquement d'hommes, a néanmoins estimé que bien que le licenciement de la jeune femme n'était "pas juste" il "ne constituait pas une discrimination interdite par la loi". L'avocat de Knight a déclaré que cette décision était un précédent qui allait "permettre aux employeurs de licencier les employées cherchant à à exciter la jalousie de leurs épouses". (NBA)

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