Stefaan De Clerck (CD&V) opposé à la suppression de la Sûreté

13/02/13 à 13:05 - Mise à jour à 13:05

Source: Le Vif

(Belga) L'ex-ministre de la Justice Stefaan De Clerck (CD&V) a rejeté catégoriquement mercredi toute idée de suppression de la Sûreté de l'Etat telle qu'envisagée par Renaat landuyt (sp.a). L'institution est "utile et nécessaire" et en plus elle a été renforcée et professionnalisée ces dernières années, a-t-il indiqué.

Stefaan De Clerck a souligné que la Sûreté devait toutefois se tenir aux règles la concernant. S'il devait ressortir des enquêtes en cours que ces règles n'ont pas été respectées, il faudrait alors réfléchir à une extension des compétences du Comité R, a-t-il dit. Pour autant, "on ne peut jeter le bébé avec l'eau du bain et supprimer la Sûreté serait une conclusion simpliste et erronée; la Sûreté doit pouvoir contribuer à défendre nos institutions démocratiques", estime l'ex-ministre. Stefaan De Cerck est d'avis que la police et la Justice ne pourraient pas reprendre les tâches qui incombent aujourd'hui à la Sûreté. "Ils se focalisent sur du pénal alors que la Sûreté est occupée avec des menaces beaucoup plus larges telles que le terrorisme et le radicalisme", a-t-il fait observer, précisant qu'il fallait éviter de tomber dans un Etat policier. Par ailleurs, Stefaan De Clerck a également rappelé qu'une des missions de la Sûreté était de protéger les intérêts économiques du pays. "Il faut des services performants", a-t-il dit à cet égard. Enfin, le député CD&V a rappelé les sensibilités de Bruxelles, capitale politique et diplomatique. Si nous n'organisons pas la collecte du renseignement, d'autres viendront le faire à notre place, a-t-il averti. "Aujourd'hui, cela se passe en bonne entente, en réseau, ce qui nous permet de garder un contrôle", a-t-il ajouté. (KNS)

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