L'or serait d'origine extraterrestre

12/01/12 à 16:40 - Mise à jour à 16:40

Source: Le Vif

Des scientifiques anglais ont prouvé que l'or est arrivé sur notre planète à la suite de plusieurs bombardements de météorites, il y a 3,8 millions d'années.

L'or serait d'origine extraterrestre

© Thinkstock - image d'illustration

Pour trouver l'origine de l'or, il faut regarder vers le ciel. Selon un rapport de scientifiques anglais publié dans la revue Nature et repris dans Le Parisien, le métal précieux serait arrivé sur Terre grâce à deux périodes de pluies de météorites, au moment de la formation de la planète.

"Notre travail montre que les métaux précieux sur lesquels se base notre économie et beaucoup de nos procédés industriels sont apparus sur notre planète par une heureuse coïncidence quand elle a été frappée par des millions de tonnes d'astéroïdes", explique le responsable de l'étude, Matthias Willbord, dans un article du site de l'Université de Bristol.

Le bombardement le plus important a eu lieu à la formation de la planète. La collision de corps célestes gros comme la Lune a entraîné un dégagement de chaleur qui a provoqué la fonte des métaux précieux. Ce magma a ensuite été attiré vers le noyau terrestre. Un trésor incroyable sommeillerait donc aujourd'hui à 3000 mètres sous nos pieds: selon les scientifiques, le noyau terrestre contiendrait suffisamment d'or pour recouvrir toute la surface de planète d'une couche épaisse de quatre mètres.

Moins d'or à la surface de la terre

Mais si le noyau terrestre regorge d'or, ce métal est devenu précieux, car il se fait rare à la surface de la Terre. L'équipe de Matthias Willbold, de la School of Earth Sciences de Bristol explique cette richesse par un "bombardement tardif" de plus petits météores, il y a 3,8 millions d'années. Les particules d'or qui ont alors atterri sont restées à la surface, en lieu et place des gisements que l'homme exploite actuellement.

Pour arriver à cette découverte, les scientifiques anglais se sont intéressés au tungstène. Ce métal très dur a été lui aussi attiré vers le noyau lors de la formation de la Terre. Dans les zones qui n'ont pas été touchées par les bombardements tardifs, le taux de Tungstène est plus bas qu'ailleurs. S'il y en à moins, c'est parce qu'aucune météorite n'est venue en remettre dans les sols. Le rapport conclut donc que cette modification des taux de tungstène "prouve l'influence de ces bombardements tardifs" sur la présence des métaux précieux sur nos sols.

Léonore Guillaume; L'Express.fr

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