Scandale de la viande de cheval - L'Union professionnelle vétérinaire favorable à un réseau de veille sanitaire

25/02/13 à 18:39 - Mise à jour à 18:38

Source: Le Vif

(Belga) L'Union professionnelle vétérinaire (UPV), qui se présente comme le principal mouvement syndical vétérinaire belge, avec plus de 40% des praticiens vétérinaires francophones belges représentés, s'est prononcé lundi en faveur de la mise en place d'un "réseau de veille sanitaire équine efficace" et d'un "meilleur encadrement des traitements médicamenteux", à la suite des récentes révélations sur la présence de viande de cheval dans des produits censés être 100% pur boeuf.

"Nous sommes favorables à la mise en place d'une épidémiosurveillance à l'image de ce qui se fait dans les secteurs bovin, porcin et avicole", a expliqué à l'agence Belga Alain Schonbrodt, vice-président de l'UPV. "En théorie, le système de contrôle de la filière équine "est parfait", estime M. Schonbrodt, car "tous les équidés, même les ânes, doivent recevoir une puce électronique", ce qui permet un étroit suivi, notamment en matière de traitements médicamenteux. Mais il existe des "filières malhonnêtes de vente de médicaments", essentiellement via internet, tandis qu'il arrive que certains vétérinaires peu scrupuleux délivrent des médicaments sans même avoir examiné les animaux au préalable. "Entre autres, l'importation de produits alimentaires provenant de pays tiers, le trafic de médicaments par internet, la pratique de vétérinaires d'autoroute doivent faire l'objet d'une vigilance toute particulière de la part des autorités", estime l'UPV. Selon les vétérinaires, une épidémiosurveillance de la filière équine, qui prévoit une relation contractuelle entre l'éleveur et un vétérinaire concernant le suivi sanitaire, "limiterait très fort les risques de dérapages. "Depuis longtemps, nous demandons que les autorités prennent toutes les mesures pour nous aider à assister au mieux la filière équine dans l'intérêt de la santé et du bien-être des chevaux et pour apporter les meilleures garanties au consommateur", rappellent les vétérinaires membres de l'UPV. (BAJ)

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