Cancer: Mise au point d'un procédé pour détecter et capturer les métastases

08/09/15 à 18:37 - Mise à jour à 18:37

Des chercheurs ont mis au point un procédé permettant de détecter de manière précoce des cellules cancéreuses métastatiques chez l'animal, une avancée qui pourrait contribuer à ralentir la progression des cancers, rapporte mardi la revue britannique Nature Communications.

Cancer: Mise au point d'un procédé pour détecter et capturer les métastases

© iStockphoto

Les métastases sont un ensemble de cellules cancéreuses qui sont issues d'un organe touché par un cancer primitif et qui migrent vers un autre organe.

Les organes les plus fréquemment touchés par des métastases sont le foie, les poumons, le cerveau et les os.

Cette extension n'est généralement pas un bon signe, car souvent détectée à un stage avancé et très difficile à enrayer.

Des chercheurs travaillent d'ores et déjà sur des tests sanguins permettant de prédire les risques d'une évolution défavorable dans certains cancers grâce à la présence de cellules tumorales circulantes (CTC).

Mais ces cellules étant extrêmement rares et difficiles à détecter, un groupe de chercheurs américains dirigé par Lonnie D. Shea a créé un implant en biomatériaux capable de capturer des cellules métastatiques chez des souris de laboratoire auxquelles les chercheurs avaient inoculé un cancer du sein métastatique.

"Nous avons combiné cela avec un système d'imagerie qui nous permet de détecter la présence de cellules cancéreuses dans l'implant, ce qui nous permet de détecter de manière précoce les métastases", a indiqué à l'AFP M. Shea.

Ce procédé devrait, selon lui, permettre de fournir "une fenêtre de tir pour traiter les métastases alors que le patient est encore en relativement bonne santé et avec peu de cellules cancéreuses".

Il espère que des essais cliniques pourront être réalisés à l'Université du Michigan, dès que les procédures de fabrication des biomatériaux nécessaires auront été identifiées et que le financement sera assuré.

"Il n'y a aucune raison de penser que le système ne marcherait pas chez l'homme, mais nous devons encore le prouver" ajoute-t-il, sans exclure que certains "détails" puissent évoluer à l'avenir.

LeVif.be avec l'AFP

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