Obama qualifie de "profondément dérangeante" l'exécution en Oklahoma

02/05/14 à 20:04 - Mise à jour à 20:04

Source: Le Vif

(Belga) Le président des Etats-Unis Barack Obama a qualifié vendredi de "profondément dérangeante" l'exécution en Oklahoma qui avait provoqué l'agonie d'un condamné à mort pendant 40 minutes, après l'expérimentation d'une nouvelle procédure d'injection.

Certains crimes, a argué le président américain, sont tellement haineux qu'ils justifient la peine capitale, mais l'agonie de Clayton Lockett a soulevé "des questions essentielles quant à la façon dont la peine de mort est appliquée". Quelques minutes après le début de l'injection d'un nouveau cocktail létal, Lockett, condamné pour le viol et le meurtre d'une jeune femme, "a été pris de convulsions, soulevant la tête et la poitrine de la table d'exécution, tremblant, agitant la tête et grognant des mots inaudibles", a raconté un journaliste local Graham Brewer, une version partiellement confirmée par les autorités pénitentiaires. Le directeur des prisons, Robert Patton, a invoqué "l'échec de l'intraveineuse" et ordonné l'arrêt de l'exécution. Mais les trois produits ayant déjà été injectés, Clayton Lockett a succombé à "une crise cardiaque foudroyante" exactement 43 minutes après le début de l'injection, contre une dizaine de minutes habituellement. "Ce qui s'est passé en Oklahoma est profondément dérangeant", a estimé M. Obama. "Comme je l'ai dit par le passé, il existe certaines circonstances où le crime est si effroyable que l'application de la peine de mort est justifiée, comme les meurtres de masse et les meurtres d'enfants", a-t-il poursuivi. "Mais j'ai aussi dit que dans l'application de la peine de mort dans ce pays nous avons affronté des problèmes de taille, comme des préjugés raciaux. Il y a aussi eu des situations dans lesquelles des individus détenus dans le couloir de la mort ont été exonérés grâce à des preuves qui prouvaient leur innocence". "Tout ceci, je pense, soulève des questions essentielles quant à la façon dont la peine de mort est appliquée", a conclu le président américain. (Belga)

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