Mayeur: "Defeyt commet une erreur politique en rabotant son salaire"

15/11/13 à 17:35 - Mise à jour à 17:35

Source: Le Vif

(Belga) Le président du CPAS de Bruxelles et futur bourgmestre de la ville, Yvan Mayeur (PS), juge sévèrement la décision de Philippe Defeyt, le président Ecolo du CPAS de Namur, de raboter son salaire de 20%. Interrogé par Alter Echos, il dit y voir "une erreur politique, voire philosophique".

Mayeur: "Defeyt commet une erreur politique en rabotant son salaire"

Philippe Defeyt a annoncé au début du mois sa décision personnelle de renoncer à un cinquième de sa rémunération. Par son geste, il veut à la fois contribuer aux efforts budgétaires auxquels est contrainte l'institution et participer à un changement sociétal qu'il appelle de ses voeux: la réduction de la tension salariale. Yvan Mayeur voit d'un mauvais oeil la décision de son confrère namurois. "C'est une mauvaise idée et un mauvais signal", a-t-il déclaré à Alter Echos, un bimensuel consacré aux affaires sociales. "Ce qu'a fait Philippe Defeyt est une erreur politique, voire philosophique. Je trouve que, dans le social, on devrait bien gagner sa vie. Le social est un engagement, on ne compte pas ses heures, on n'est pas des ronds de cuir. Il n'est pas normal qu'un assistant social ou une infirmière ne soit pas bien payé. Ce sont les banquiers qui devraient gagner moins. Et les travailleurs sociaux qui devraient gagner plus", affirme-t-il. Le futur bourgmestre de Bruxelles revient par ailleurs sur le cas de Pascale Peraita, qui lui succédera à la tête du CPAS de Bruxelles. L'actuelle directrice du Samusocial suscite la polémique en raison du niveau de sa rémunération (192.000 euros bruts par an) et de son logement fourni par le CPAS. Selon M. Mayeur, le niveau de la rémunération a été avalisé à l'unanimité. "Il est scandaleux de revenir là-dessus deux ans après. Et le lynchage médiatique orchestré par Joëlle Milquet est indigne", insiste-t-il. Le portrait de M. Mayeur et son interview seront publiés dans le prochain numéro d'Alter Echos, à paraître le 18 novembre. (Belga)

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