Le retour du bonheur obligatoire

03/01/18 à 21:00 - Mise à jour à 14:00
Du Le Vif/L'Express du 04/01/18

Trente ans après la trilogie S.O.S. Bonheur, le scénariste Stephen Desberg lui donne une suite et imagine à son tour un futur proche devenu cauchemardesque. Une dystopie qui en dit long sur nos angoisses contemporaines.

En 1984, la découverte, par les lecteurs de Spirou, des premiers récits courts de S.O.S. Bonheur fut un choc, pour beaucoup inoubliable. D'abord parce que la bande dessinée franco-belge n'avait alors pas l'habitude, du tout, de se frotter au genre de la dystopie et du thriller d'anticipation. Ensuite parce que la forme (des histoires complètes indépendantes suivies par un " vrai " récit long, regroupant tous les protagonistes) était alors d'une rare modernité. Enfin parce que ses auteurs Griffo et Van Hamme y faisaient mouche à chaque page en imaginant un futur proche à peine exagéré, mais devenu cauchemardesque dans sa quête du bonheur obligatoire et du bien-être régulé : contrôle des naissances, police médicale, vacances obligatoires pour tout le monde, carte universelle remplaçant toutes les autres cartes d'identité ou de paiement, et permettant surtout une surveillance constante des individus...
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