Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah participe en personne à un meeting près de Beyrouth

02/08/13 à 19:17 - Mise à jour à 19:17

Source: Le Vif

(Belga) Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a participé en personne vendredi dans la banlieue sud de Beyrouth à un vaste meeting à l'occasion de la journée al-Quds, nom arabe pour Jérusalem.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah participe en personne à un meeting près de Beyrouth

Il s'agit d'une très rare apparition publique pour l'ennemi numéro un d'Israël, qui redoute une tentative d'assassinat et se contente de discours réguliers à la télévision. Toutes les routes qui menaient au complexe de Roueiss, où avait lieu le meeting, étaient bloquées et les participants fouillés systématiquement. La dernière fois que le dirigeant chiite s'était présenté en chair et en os à ses partisans remonte à septembre, lors d'une manifestation dans son fief contre un film islamophobe. S'adressant à un public enthousiaste depuis une estrade et derrière un lourd pupitre en bois, il a lancé: "Il nous faut remercier l'Iran et la Syrie pour tout ce qu'ils ont fait en faveur de la Palestine et de Jérusalem, et pour ce qu'ils ont offert aux mouvements de résistance (contre Israël) au Liban et en Palestine". Ces derniers sont les parrains du Hezbollah libanais, qui combat actuellement aux côtés de l'armée loyale à Bachar al-Assad contre les rebelles syriens, et qui avait résisté à une offensive militaire d'Israël de grande envergure en 2006 contre le Liban. Parlant d'une voix forte, il a critiqué les commanditaires des groupes takfiri (littéralement ceux qui lancent des anathèmes, mais qui désigne les groupes jihadistes ou islamistes radicaux sunnites). "Les Etats qui les soutiennent, les poussent dans les champs de bataille et les incitent au meurtre dans différents pays sont les responsables de toutes les catastrophes et les destructions et rendent un service considérable à Israël et aux Etats-Unis". "Il faut être conscient de tous ces dangers et s'efforcer au maximum de résoudre les crises par le dialogue interne, et arrêter l'effusion de sang en Syrie, en Tunisie, en Libye, en Egypte, à Bahrein, en Irak, au Pakistan, en Afghanistan et en Somalie", a-t-il martelé. Selon lui, la disparition d'Israël "est dans l'intérêt non seulement des Palestiniens mais aussi du monde musulman et arabe". (Belga)

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