Zimbabwe: un autre chasseur américain suspecté d'avoir braconné un lion

02/08/15 à 16:07 - Mise à jour à 16:23

Un autre chasseur de trophées américain a été mis en cause dimanche au Zimbabwe, suspecté d'avoir chassé un lion sans permis en avril, tandis que son organisateur de safari est actuellement entendu par la police, ont indiqué le gouvernement et l'autorité des parcs nationaux.

Zimbabwe: un autre chasseur américain suspecté d'avoir braconné un lion

Illustration. © iStock

L'arrestation de Headman Sibanda, propriétaire de l'agence Nyala Safaris, avait été annoncée samedi. "Il a depuis été établi que son client est aussi un Américain venu au Zimbabwe en avril", a indiqué le gouvernement dans un communiqué, tandis que les parcs nationaux ont confirmé qu'il s'agissait d'une chasse au lion.

"Le dossier Headman Sibanda est lié à un lion qui a été tué par cet autre Américain", a précisé à l'AFP Caroline Washaya-Moyo, porte-parole de l'autorité des parcs nationaux (Zimparks). "M. Sibanda aide la police dans ses investigations", a précisé le gouvernement zimbabwéen, divulguant le nom du chasseur américain suspecté d'infraction, Jan Cismar Sieski, originaire de Pennsylvanie, dans l'est des Etats-Unis.

Le gouvernement zimbabwéen a ordonné une "vaste enquête sur toute l'industrie" de la chasse, après le scandale de la mort du vieux lion à crinière noire Cecil, chassé hors de la réserve animalière de Hwange, où il était né, par un amateur américain de chasse à l'arc.

Des restrictions immédiates ont été annoncées sur la grande chasse (lions, éléphants, léopards), désormais interdite près de la réserve animalière de Hwange, sauf dérogation écrite des parcs nationaux, ainsi que sur la chasse à l'arc.

Le gouvernement a précisé dimanche que les chasseurs actuellement sur le terrain devaient lever le camp immédiatement, et annoncé une réunion de crise avec les professionnels du secteur et associations de défense de la nature mardi au siège de Zimparks.

Le gouvernement ajoute qu'il est "très conscient des implications pour l'autorité des parcs, l'industrie du safari, les communautés de Campfire et les éleveurs de faune sauvage (les fermes où l'on aide à se reproduire certaines espèces, ndlr), pénalisés par cette suspension".

Un appel aux dons, assorti d'un numéro de compte bancaire, a été lancé pour alimenter un fonds qui servira à aider les parcs nationaux dans cette grande enquête.

Avec l'Afp

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