Le président syrien prêt à étudier un plan de l'Onu sur le "gel" des combats à Alep

10/11/14 à 14:15 - Mise à jour à 14:15

Source: Belga

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé lundi qu'il était prêt à "étudier" un plan de l'Onu proposant le "gel" des combats à Alep, deuxième ville de Syrie, selon un communiqué sur la page Facebook de la présidence.

Le président syrien prêt à étudier un plan de l'Onu sur le "gel" des combats à Alep

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"Le président Assad a été informé par (Staffan) de Mistura", l'émissaire de l'Onu pour la Syrie, "des principaux points de son initiative visant au gel des combats dans la ville d'Alep", a indiqué le communiqué, après un un entretien à Damas entre les deux hommes.

"Il a estimé qu'elle méritait d'être étudiée et qu'il fallait tentait de travailler dessus pour (...) rétablir la sécurité à Alep", a poursuivi le texte. Le chef de l'Etat a souligné "l'importance de la ville d'Alep", dont les secteurs rebelles sont visés quotidiennement par des largages de barils d'explosifs qui ont fait des milliers de morts depuis an.

M. De Mistura a de son côté exprimé sa détermination à poursuivre sa mission avec toutes les parties afin de surmonter les obstacles et de parvenir à la stabilité et à la sécurité en Syrie, a rapporté l'agence officiele syrienne Sana. Le 30 octobre, l'émissaire avait proposé d'instaurer des zones de cessez-le-feu pour permettre la distribution de l'aide humanitaire dans ce pays déchiré par près de quatre ans de guerre.

Il avait alors estimé qu'Alep, métropole septentrionale et ex-capitale économique du pays, pourrait être "une bonne candidate" pour ce type de zone. Alep est divisée depuis juillet 2012 entre secteurs loyalistes dans l'ouest et secteurs Est, tenus par les rebelles. Ces derniers sont menacés depuit début octobre d'être assiégés totalement face à l'avancée de l'armée qui veut couper leur route d'approvisionnement au nord de la métropole. Depuis fin 2013, l'armée de l'air du président Bachar al-Assad largue quotidiennement des barils d'explosifs sur les secteurs rebelles, malgré une résolution de l'Onu condamnant cette pratique.

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