Le maintien en détention des Pussy Riot est inutile pour Medvedev

13/09/12 à 11:16 - Mise à jour à 11:16

Source: Le Vif

Le Premier Ministre russe condamne fermement l'acte des trois Pussy Riot, qui avaient chanté une prière anti-Poutine dans une église, mais estime qu'elles ont déjà purgé une peine suffisante.

Le maintien en détention des Pussy Riot est inutile pour Medvedev

© AFP

Une peine suffisante. Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a confié ce mercredi qu'il trouvait sévère le maintien en détention des trois Pussy Riot depuis le mois de mars. "La punition qu'elles ont déjà subie, leur détention dans les conditions d'une prison pendant un temps significatif, est tout à fait suffisante pour qu'elles réfléchissent à ce qui s'est passé, par bêtise ou pour d'autres raisons. [...] Leur maintien en détention me paraît inutile." a-t-il expliqué. Les trois jeunes femmes, condamnées à deux ans de camp pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse", attendent que l'appel soit examiné, le 1er octobre. D'un point de vue personnel, Dmitri Medvedev juge sévèrement les actes des Pussy Riot: "Ce qu'elles ont fait, leur apparence, et l'hystérie qui accompagne, tout ce qui s'est passé me donne la nausée".

Le volte-face de Poutine

Vladimir Poutine lui-même avait soulevé des espoirs de clémence en déclarant début août, avant le jugement, à Londres, que les jeunes femmes ne devaient pas être "jugées trop sévèrement". Mais début septembre, dans un entretien télévisé, il a cette fois jugé qu'elles s'étaient livrées à un "véritable sabbat" dans une église orthodoxe, et que l'Etat avait "l'obligation de protéger les sentiments des croyants".
Dans des déclarations ne faisant pas référence explicite à l'affaire, citées mercredi par Interfax, M. Poutine a évoqué des "attaques de propagande bien mises en scène" contre les valeurs "culturelles, spirituelles et morales" du pays.

Dans une émission spéciale sur l'affaire, diffusée mardi soir, la chaîne de télévision publique Rossia 1 a insinué que l'homme d'affaires Boris Berezovski, opposant au Kremlin et exilé à Londres, était derrière les Pussy Riot.

Avec Belga

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