Le Gabon, peut-être le dernier pays africain où le pouvoir se maintient par la force ou la fraude

12/09/16 à 14:45 - Mise à jour à 14:49

Source: Le Vif/l'express

En dépit du contre-exemple gabonais, il est de moins en moins facile, sur le continent noir, de prendre ou de garder le pouvoir par la force ou la fraude électorale. Du fait de la pression de sociétés civiles de plus en plus pugnaces.

Au Gabon, tout commence et tout finit par des chansons. Chants d'espoir, cris de rage, refrains railleurs ou mélopées du deuil ; et cet hymne national - La Concorde - qu'entonnent les insurgés de Libreville, de Port-Gentil et d'ailleurs à l'heure de défier les gardes-chiourmes en treillis d'Ali Bongo Ondimba, alias ABO. Qui sait ? Peut-être une autre rengaine hante-t-elle en son Palais du bord de mer le chef d'Etat si mal réélu le 27 août. Dans On vous connaît, tube sorti en 2010, sa mère, Patience Dabany, diva de la ritournelle populaire, flétrit " les nés-avant-la-honte ". En clair, les canailles sans scrupule ni pudeur. A l'époque, l'ex-épouse du défunt Omar Bongo visait les amateurs de ragots hostiles au clan familial. Effet boomerang garanti : il faut, six ans plus tard, une belle dose de cynisme pour orchestrer un tel fric-frac électoral.
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