La Syrie va se conformer à la résolution de l'ONU

29/09/13 à 18:01 - Mise à jour à 18:01

Source: Le Vif

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé qu'il se conformerait à la résolution des Nations unies sur les armes chimiques et jugé positif le rapprochement américano-iranien, selon ses propos rapportés dimanche par l'agence officielle Sana.

La Syrie va se conformer à la résolution de l'ONU

© Reuters

"Bien sûr, nous allons la respecter et notre histoire prouve que nous avons toujours honoré notre signature sur tous les traités que nous avons signés", a-t-il déclaré au journaliste de la télévision italienne Raï News 24. Il a estimé que "bien évidemment" son pays assurera l'aide et la protection aux experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), dont une vingtaine doivent quitter lundi la Haye pour arriver mardi à Damas.

Il a par ailleurs, jugé "positif" le rapprochement entre les Etats-Unis et l'Iran, son principal allié avec la Russie, amorcé lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. "Si les Américains sont honnêtes dans leur rapprochement avec l'Iran, les résultats seront positifs en ce qui concerne la crise syrienne et toutes les crises dans la région", a-t-il dit.

En revanche, le président Assad a dénié tout rôle à l'Europe dans la résolution de la crise syrienne, notamment dans le processus de la conférence de paix sur la Syrie, dite Genève 2. "Franchement, la plupart des pays européens n'ont pas la capacité de jouer un rôle dans Genève 2, car ils ne possèdent pas les atouts nécessaires pour réussir dans ce rôle", a-t-il souligné.

"Ils ont adopté la politique américaine dans leurs relations avec les différents pays (de la région) depuis la présidence de George Bush. Comment peut-on jouer un rôle si on manque de crédibilité", s'est-il interrogé. "Comment peuvent-ils parler d'aides humanitaires alors que l'Europe a imposé le pire embargo qu'a connu la Syrie depuis son indépendance" en 1946, a-t-il martelé.

Concernant l'opposition, M. Assad a souligné que pour lui, "les hommes armés sont des terroristes". "N'importe quel parti politique peut assister à la conférence de Genève mais on ne peut pas par exemple parler avec des organisations liées à Al-Qaïda ou avec des terroristes. Nous ne pouvons pas négocier avec des gens qui demandent une intervention militaire en Syrie", a-t-il dit, faisant allusion à la Coalition nationale de l'opposition syrienne.

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