Iran : le chien, cet animal sulfureux

11/06/13 à 15:02 - Mise à jour à 15:02

Source: Le Vif

Les Iraniens doivent promener leur chien en cachette sous peine de le voir confisqué et de recevoir une amende. Pourquoi ? Parce que cette "mode" importée de l'occident est contraire aux coutumes islamiques. Ce qui n'empêche pas le chien de compagnie de connaître un succès grandissant en tant qu'ultime accessoire bling-bling.

Iran : le chien, cet animal sulfureux

© Reuters

Considéré comme "impur" lorsqu'il vit à l'intérieur du domicile, le toutou -- tout comme son propriétaire -- n'est pas loin d'avoir une vie de chien en Iran. Cheval de bataille de certains Ayatollahs, les mesures contre les chiens sont de plus en plus draconiennes. Après l'interdiction d'apparaître dans une publicité et la tentative d'interdiction pure et simple en appartement - une action qui est depuis tombée à l'eau --, il est désormais interdit de promener son chien dans un lieu public ou encore de le transporter en voiture sous peine de le voir confisqué et de recevoir une amende salée.

Signe extérieur de richesse

La vendetta contre l'ami à quatre pattes remonte à 2010, époque où, selon le Huffington Post, le Grand Ayatollah Naser Makarem Shirzi aurait lancé un appel à ses concitoyens à ne pas devenir propriétaire d'un chien, craignant que les Iraniens imitent aveuglément les Occidentaux "qui préfèrent leur chien à leur femme ou leur enfant".

Pourtant, cela ne décourage pas les Iraniens aisés pour qui le chien de compagnie est la dernière toquade et ultime signe extérieur de richesse. Si certains Iraniens souhaitent avoir un chien comme d'autres voudraient une voiture de luxe, le premier est nettement moins facile à trouver. Il est en effet interdit d'exposer un chien en vitrine ou même d'en détenir dans les magasins d'animaux. Heureusement, il reste internet où le marché est en pleine expansion.

Les amis des animaux s'offusquent

Les militants de la cause animale contestent cette répression qu'ils trouvent cruelle puisque les animaux sont emmenés dans "des lieux inconnus" et pour certains "affamés jusqu'à la mort".

ML

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