Football et politique : au Pérou, le retour du purgatoire

17/06/18 à 08:00 - Mise à jour à 09:59
Du Le Vif/L'Express du 14/06/18

A travers les trente-deux pays qualifiés pour la Coupe du monde 2018, Le Vif/L'Express montre combien le sport roi et la politique sont intimement liés. Dernier volet : comment le Pérou a enfin vaincu la malédiction sportive et mis de côté la corruption politique pour rejoindre le gratin mondial. Et pourquoi cette euphorie fut contrariée jusqu'à la dernière minute.

La nuit du 15 au 16 novembre 2017 est l'une des plus longues de l'histoire du Pérou. Avec des milliers et des milliers de personnes dans les rues, soulagées, ivres de joie à l'idée de célébrer la qualification de leur pays pour la Coupe du monde. Ce ticket pour la Russie, arraché de haute lutte, met fin à une période de disette longue de... trente-six ans. Cette heureuse issue est la conséquence d'une cinquième place du groupe sud-américain, suivie d'un double match de barrage sous haute tension contre la Nouvelle- Zélande. Après un 0-0 en Océanie, les Péruviens se libèrent le 15 novembre, lors de la manche retour à domicile, grâce à un but marqué sur une frappe sèche par Jefferson Farfán, à la 39e minute. Présent en équipe nationale depuis 2003, cet ailier fantasque avait été écarté pour mauvais comportement avant de revenir, à 33 ans, grâce à une seconde jeunesse au Lokomotiv Moscou. Le voilà improbable héros de la nation. Une demi-heure plus tard, le défenseur Christian Ramos rassure tout le monde.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires