Enquête sur la "génération Daech"

04/12/15 à 13:55 - Mise à jour à 13:54

Source: Le Vif/l'express

L'explication qui dominait jusqu'ici - misère sociale, rejet par la société occidentale - est de plus en plus contestée. La majorité des jeunes partis d'ici pour devenir djihadistes seraient plutôt animés par une soif de révolte. Aux accents nihilistes.

Sa bouille juvénile est apparue partout, sur une photo qui a fait le tour du monde : une barbe naissante, le doigt levé, extrêmement déterminé. Bilal Hadfi, "Billy du Hood" ("de la rue") dans sa vie numérique, était le plus jeune terroriste identifié des attentats de Paris : 20 ans, cadet d'une fratrie de quatre, ayant grandi dans une cité bruxelloise. Le 13 novembre, il s'est fait exploser à proximité du Stade de France. Autrefois timide et fumeur de joints, il s'est progressivement radicalisé. Ses proches racontent qu'au printemps 2014, la Palestine, d'abord, puis la Syrie, ont pris une part plus importante dans ses discussions et que son vocabulaire est devenu plus guerrier et religieux. En février de cette année, Bilal est parti en Syrie. Comme Sean Pigdeon et Samy, qui avaient rejoint l'Etat islamique en novembre 2012, avec trois amis de leur quartier de Laeken, dans le nord-ouest de Bruxelles. Ils étaient alors les premiers Belges à s'être envolés pour la Syrie...
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