Egypte : le changement qui inquiète Israël

02/02/11 à 10:25 - Mise à jour à 10:25

Source: Le Vif

La révolution populaire égyptienne et les bouleversements qu'elle va provoquer au Caire ne seront pas sans conséquence sur les relations avec Israël, auquel l'Egypte est liée par un traité de paix depuis 1979, et sur le processus de négociations israélo-palestinien. A moyen terme.

Egypte : le changement qui inquiète Israël

© Epa

Dans l'immédiat, le dialogue entre Israël et l'Autorité palestinienne est au point mort depuis le refus du gouvernement de Benjamin Netanyahou de stopper la colonisation. Et l'indisponibilité de l'équipe dirigeante au Caire n'y change rien.

La vive inquiétude observée en Israël est fondée sur la nature du régime qui succéderait à Hosni Moubarak en cas de retraite ou de renversement. Benjamin Netanyahou l'a publiquement évoqué : c'est le scénario de la révolution iranienne que le premier ministre israélien redoute avec l'avènement d'un pouvoir islamiste. Une crainte à ce point ancrée que le gouvernement israélien a transmis un message confidentiel aux Etats-Unis et à l'Union européenne dès la fin de la semaine dernière pour les encourager à "freiner les critiques publiques à l'encontre du président Moubarak" et à "maintenir la stabilité du régime." Pour les Israéliens qui se targuent régulièrement d'être le seul Etat démocratique de la région, la démocratie ne serait donc pas forcément une bonne chose pour les Egyptiens.

Et si la désignation comme vice-Président d'Omar Souleimane, qu'ils connaissent bien pour avoir été depuis des années leur principal interlocuteur sur les questions sécuritaires, est appréciée, la confiance que celui-ci leur inspire risque d'être éphémère tant Souleimane est proche de Moubarak et, à ce titre, exposé à la même vindicte populaire.

Notons enfin qu'Hosni Moubarak a réussi à unir - rare exploit - Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas dans un concert commun de soutien Le président palestinien a téléphoné le samedi 29 janvier à Hosni Moubarak pour lui exprimer sa solidarité.

G.P.

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