Disparition MH370 : le pilote avait répété sur simulateur la route de l'Océan indien

05/08/16 à 19:34 - Mise à jour à 19:34

Source: Afp

Le pilote du vol disparu MH370 avait étudié sur simulateur une route allant vers l'Océan indien, où l'avion est probablement disparu, mais cela ne prouve pas qu'il ait délibérément causé la tragédie, ont indiqué des responsables officiels malaisiens.

Disparition MH370 : le pilote avait répété sur simulateur la route de l'Océan indien

© AFP

Le Boeing 777 de Malaysia Airlines, qui transportait 239 passagers et membres d'équipage, a disparu alors qu'il assurait une liaison entre Kuala Lumpur et Pékin le 8 mars 2014.

La plupart des spécialistes pensent qu'il a changé de route et s'est finalement abîmé dans l'Océan indien, mais des recherches intensives au large de la côte occidentale de l'Australie n'ont rien donné à ce jour.

Sur un simulateur de vol domestique, le commandant de bord, Zaharie Ahmad Shah, avait répété un trajet très proche de celui qu'aurait finalement emprunté le MH370, a indiqué le ministre des transports malaisien, Liow Tiong Lai. Il a cependant souligné qu'il ne s'agissait que de l'un des milliers de vols simulés retrouvés sur l'ordinateur personnel du pilote.

"Il n'y a pas de preuve confirmant que (le pilote) a dirigé l'avion vers l'Océan indien", a-t-il dit lors d'une conférence de presse jeudi.

La découverte de ce simulateur de vol a été révélée en juillet par le New York Magazine, selon lequel le FBI américain avait réussi à récupérer des fichiers effacés sur le disque dur. Mais le point final de la route simulée se trouvait à près de 1.500 km de la zone où l'avion est censé être tombé dans l'océan, selon la même source.

Zaharie a été l'objet d'intenses spéculations de la part des médias peu après la disparition de l'avion, concernant notamment ses opinions politiques ou sa santé mentale.

L'Australie, la Malaisie et la Chine - pays dont la plupart des passagers étaient originaires - ont convenu de mettre un terme aux recherches après le fin de celles menées dans la zone actuelle, prévue vers décembre, à moins qu'apparaisse une "information nouvelle et crédible".

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