Live Crash d'un Airbus: Des débris minuscules éparpillés dans une gorge escarpée des Alpes

24/03/15 à 11:56 - Mise à jour à 21:15

Un Airbus A320 s'est écrasé mardi dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans le Sud de la France. Il s'agit d'un avion de la compagnie allemande German Wings, avec 150 personnes à son bord.

Crash d'un Airbus: Des débris minuscules éparpillés dans une gorge escarpée des Alpes

© REUTERS

  • Un chanteur de l'opéra de Düsseldorf parmi les victimes

    Un des chanteurs de l'opéra de Düsseldorf, Oleg Bryjak, fait partie des 150 personnes mortes quand un Airbus A320 de la compagnie Germanwings s'est écrasé mardi dans les Alpes françaises, a annoncé l'Opéra.

    Le baryton-basse, né au Kazakhstan et âgé de 54 ans, rentrait de Barcelone où il jouait le personnage d'Alberich dans l'opéra de Richard Wagner "Siegfried", au Gran Teatre del Liceu de la capitale catalane, a précisé l'opéra de Düsseldorf, sur son site internet. "Nous avons perdu en Oleg Bryjak un interprète et un homme formidables. Nous sommes stupéfaits", a souligné Christoph Meyer, le directeur de l'opéra, adressant ses condoléances aux proches du chanteur.

    Oleg Bryjak avait rencontré "un grand succès international" avec son rôle d'Alberich. Il avait rejoint l'ensemble de l'opéra de Düsseldorf pendant la saison 1996/1997, selon la même source.

  • Des débris minuscules éparpillés dans une gorge escarpée des Alpes

    De l'Airbus de la compagnie allemande Germanwings, qui s'est écrasé mardi dans une gorge escarpée des Alpes du sud françaises, ne restent que des débris minuscules, éparpillés sur les parois de roche grise.

    Seule trace de vie sur le site filmé depuis les hélicoptères qui effectuaient les recherches: les premiers sauveteurs hélitreuillés parmi les débris. Plus de 500 pompiers et gendarmes de toute la région avaient été rapidement mobilisés. Mais l'espoir de retrouver des survivants parmi les 150 passagers et membres d'équipage a vite été abandonné et les enquêteurs ont pris le relais des sauveteurs. A la tombée de la nuit, le vrombissement des hélicoptères s'est tu. Ils reprendront leurs vols au lever du jour mercredi.

    L'avion, parti mardi matin de Barcelone pour Dusseldorf, s'est écrasé dans la vallée de la Blanche, à quelques kilomètres de Seyne-les-Alpes (sud-est) où a été installé le PC opérationnel doté d'une dizaine d'hélicoptères de l'armée et de la gendarmerie. Les habitants de Seyne n'ont rien vu ni rien entendu de la catastrophe, survenue à quelques kilomètres, sur un versant de la montagne invisible depuis le village. "C'est un drame épouvantable, dans une zone de très haute montagne. Les débris de l'avion sont répartis sur deux hectares. Il va y avoir un boulot phénoménal d'identification des corps", a déclaré Christophe Castaner, député et maire de la commune de Forcalquier, après avoir survolé les lieux en hélicoptère.

    "J'ai vu des bouts d'avion, la fumée. Les bouts d'avion, ils ne sont pas bien gros, on voit que ça a tout explosé, tout est parti en petits morceaux.. pulvérisé complètement... il a tapé comme s'il tapait dans un mur (...) il a explosé complètement, il n'y a vraiment plus rien", a raconté sur RTL Jean-Christophe, un éleveur qui a guidé les secours sur place.

    La zone est extrêmement difficile d'accès, ce qui complique la tâche des secours comme des enquêteurs. "C'est une zone pas du tout enneigée. Le seul accès possible, en urgence, était par hélicoptère, et les personnels ont dû être hélitreuillés car les hélicoptères ne pouvaient pas se poser", a expliqué Gilbert Sauvan, président du conseil départemental.

    Arrivé en début d'après-midi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a évoqué un "drame horrible" ayant suscité "des moyens exceptionnels de secours et d'enquête" après avoir également survolé le site de l'accident avec l'ambassadrice d'Allemagne en France, Susanne Wasum-Rainer. "C'est un jour noir pour l'Allemagne, l'Espagne et la France", a confié cette dernière avant de "remercier les forces de secours".

    Alors que les causes de l'accident restent inconnues, une boîte noire a été retrouvée. Elle a été repérée "en survol, parce qu'elle +bippait+", a expliqué le lieutenant-colonel de gendarmerie Jean-Marc Ménichini. L'enregistrement sera exploitée dans les prochaines heures par le Bureau d'enquête accidents de l'aviation civile, a précisé le ministre de l'Intérieur.

  • Les accidents de "low-cost" sont rares car la maintenance stricte

    Les accidents impliquant des avions "low-cost" en Europe restent très rares et ces compagnies sont astreintes aux mêmes règles strictes de maintenance que les autres, soulignent des experts.

    Un seul accident mortel avait endeuillé le transport aérien à bas coût en Europe avant celui de l'Airbus A320 de Germanwings (filiale de Lufthansa) mardi. Un Boeing 737 de la compagnie chypriote Hélios s'était écrasé en Grèce en 2005 (121 morts) à la suite d'une panne d'oxygène.

    Grâce à leurs prix plancher et un service minimum les "low-cost" sont parties à l'assaut du trafic aérien du Vieux continent, en bénéficiant notamment de la dérégulation du secteur au début des années 1990. Aujourd'hui, "les compagnies low-cost représentent environ 30-40% du trafic moyen-courrier en Europe", explique à l'AFP Bertrand Mouly-Aigrot, associé chez Archery Strategy Consulting. Le pionnier, l'Irlandais Ryanair, avec une flotte de 300 Boeing 737, dessert 186 aéroports de 30 pays européens et propose plus de 1.600 vols quotidiens. Son concurrent britannique EasyJet, qui comptera bientôt 226 Airbus A320, opère en moyenne plus de 1.400 vols par jour.

    Ces deux compagnies et leurs émules (Air Berlin, Vueling, Norwegian, Wizz Air...) ont, par leur croissance, contraint les compagnies historiques à s'adapter, sous peine de disparaître du marché court et moyen-courrier.

    Ainsi à partir de 2013, Lufthansa a confié à Germanwings ses liaisons européennes depuis et vers l'Allemagne, à l'exception des vols depuis et vers ses hubs de Francfort et Munich. Le vol entre Barcelone (Espagne) et Düsseldorf (Allemagne) qui s'est écrasé mardi dans les Alpes françaises faisait partie de ce programme. Et Air France-KLM pousse pour développer sa filiale Transavia, ce qui a conduit à une grève dure à l'automne 2014.

    Avant cet accident, dont les raisons restent pour l'instant inconnues, les compagnies européennes à bas coût se targuaient de leur bilan en matière de sécurité, avancé comme argument commercial. Ryanair et Easyjet vantent aussi la jeunesse de leur flotte, selon Xavier Tytelman, spécialiste en sécurité aérienne.

    Tous les quatre ou cinq ans, les avions de ligne sont astreints à des révisions majeures qui les immobilisent pendant des semaines. "Les compagnies low-cost n'ont aucun intérêt à investir dans le matériel qui est nécessaire pour cette maintenance. Donc, juste avant que l'avion arrive à cet âge-là, ils vont le vendre", explique M. Tytelman à l'AFP.

    L'A320 de Germanwings, exploité auparavant par Lufthansa, avait 25 ans c'est à dire un avion "relativement vieux, et probablement dans ses dernières années de service commercial", note M. Mouly-Aigrot. "Les vieux avions coûtent plus cher à exploiter et sont moins performants", remarque-t-il ajoutant que les appareils modernes sont conçus pour voler 30 à 40 ans.

    Compagnie low-cost ou pas, les appareils sont assujettis aux mêmes règles de maintenance: "à bas coûts, ça veut dire qu'on a moins de confort, mais pas moins de sécurité", résume M. Tytelman.

    Les deux experts rappellent également l'excellente réputation de Germanwings. "Il s'agit d'une filiale de Lufthansa, première compagnie aérienne européenne, réputée pour son sérieux et sa fiabilité, et maison mère de l'un des géants mondiaux de la maintenance aéronautique, Lufthansa Technik. Elle effectue la maintenance des avions de dizaines de compagnies aériennes à travers le monde", souligne M. Mouly-Aigrot.

  • Trois jours de deuil en Espagne

    L'Espagne va observer trois jours de deuil national et le chef du gouvernement Mariano Rajoy se rendra mercredi dans la zone du sud-est de la France où un avion s'est écrasé mardi avec 150 personnes à bord, dont des Espagnols. "Demain (mercredi) je me rendrai dans la zone de l'accident aérien en France", a annoncé Mariano Rajoy sur son compte Twitter, quelques heures après l'accident de ce moyen-courrier Airbus A320 de la compagnie Germanwings, reliant Barcelone à Dusseldorf.

    La chancelière allemande Angela Merkel a également annoncé qu'elle se rendrait mercredi dans les Alpes de Haute-Provence où l'appareil s'est écrasé pour des raisons qui restent encore inconnues.

    Selon la vice-présidente du gouvernement Soraya Sainz de Santamaria, il y avait "45 passagers portant des noms de famille espagnols" à bord, dont il reste toutefois à vérifier la nationalité.

    Mme Sainz de Santamaria a annoncé la publication "dans le bulletin officiel d'un décret déclarant un deuil officiel de trois jours à compter de minuit ce (mardi) soir". "De plus, nous appelons à une minute de silence demain à midi dans toutes les administrations publiques".

    Mariano Rajoy sera en France en compagnie du président de la région de Catalogne, Artur Mas, marquant l'une des rares rencontres des deux hommes depuis que la Catalogne connaît une poussée indépendantiste.

    Le roi Felipe VI d'Espagne a annulé mardi sa première visite d'Etat qu'il venait d'entamer en France en compagnie de son épouse Letizia.

    Le Congrès des députés espagnols a, de son côté, suspendu sa séance plénière, après avoir observé une minute de silence "en solidarité avec tous les pays touchés et en signe d'affection envers les familles, amis et proches des personnes décédées". Les Sénateurs ont également respecté une minute de silence dans l'après-midi.

  • A ce stade "un accident", et toute autre théorie serait de la "spéculation"

    Le crash d'un Airbus A320 avec 150 personnes à bord de Germanwings, filiale de l'allemande Lufthansa, est à ce stade un accident et toute autre théorie serait de la spéculation, a déclaré mardi une responsable de Lufthansa à Barcelone.

    "A ce stade nous considérons qu'il s'agit d'un accident et toute autre chose relèverait de la spéculation", a déclaré Heike Birlenbach, vice-présidente de la compagnie pour les ventes et services en Europe, lors d'une conférence de presse à Barcelone.

  • Le Bureau d'enquêtes et d'analyses ouvre une enquête

    Une enquête judiciaire et une enquête par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) ont été ouvertes, à la suite du crash mardi matin dans les Alpes françaises d'un avion de Germanwings reliant Barcelone (Espagne) à Düsseldorf (Allemagne) et transportant 150 personnes. La zone est interdite au survol.

    "A ce stade, aucune hypothèse ne peut être écartée" pour expliquer le drame, a déclaré à l'Assemblée nationale le Premier ministre français, Manuel Valls. Une boîte noire a été retrouvée et sera transmise aux services d'enquête, a de son côté précisé le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

    Les autorités françaises devraient rapidement lancer un processus de récupération des corps qui pourrait être long, au vu des problèmes d'accès à la zone. "Les difficultés que nous rencontrons, c'est de 'geler' la scène de la catastrophe dans un milieu particulièrement hostile, bientôt sous la neige, sous la pluie", a déclaré le général de gendarmerie David Galtier. "C'est une scène très difficile d'accès à laquelle on accède uniquement par hélitreuillage, et ensuite il y aura des caravanes à pied."

    "De nombreuses questions persistent", déclare dans un communiqué la European Cockpit Association (ECA). "Tous les efforts doivent être centrés sur les raisons" du crash, "et les experts doivent pouvoir mener leur enquête sans pression et spéculations".

  • Une équipe de foot suédoise sauvée par un changement de plans

    Une équipe de football suédoise de 3e division qui avait prévu de prendre le vol Barcelone-Düsseldorf, accidenté mardi dans les Alpes françaises, a révélé avoir été sauvée de la mort en changeant de plans au dernier moment.

    Cette équipe, le Dalkurd FF de Borlänge, avait d'abord eu l'intention de rentrer sur le vol de la compagnie Germanwings pour regagner la Suède après un stage en Catalogne. Mais arrivés à l'aéroport de Barcelone, les joueurs et l'encadrement ont finalement renoncé à ce vol à cause d'une correspondance trop longue à Düsseldorf en Allemagne. Ils ont alors décidé de prendre les dernières places disponibles sur trois vols différents qui les faisaient passer par Zurich et Munich.

    "À tous ceux qui ont essayé de nous contacter ces dernières heures nous sommes à la maison et nous allons bien. C'était un autre avion. Qu'ils reposent en paix", a écrit sur Twitter le gardien de but Frank Pettersson. Le directeur sportif Adil Kizil a raconté au quotidien Aftonbladet qu'il s'en était fallu de peu : "On aurait effectivement dû prendre cet avion" qui s'est écrasé, tuant tous ses passagers.

  • Les présidents de la Commission et du Parlement européens présentent leurs condoléances

    Les présidents de la Commission et du Parlement européens, Jean-Claude Juncker et Martin Schulz, ont présenté mardi leurs condoléances aux familles des victimes du vol 4U9525 de la compagnie Germanwings.

    "C'est avec une profonde tristesse que j'ai appris que 150 personnes ont trouvé la mort dans le crash d'un avion en France", déclare dans un communiqué le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. "Je suis de tout coeur avec les familles et amis des victimes. C'est une tragédie qui touche chacun d'entre nous directement."

    "En mon nom personnel, et en celui de la Commission européenne, je voudrais adresser mes sincères condoléances aux familles et amis des victimes, et exprimer toute notre solidarité européenne avec tous les Français, les Allemands et les Espagnols. Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles, et à leurs amis", conclut-il.

    Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a également réagi à la catastrophe. "Au nom du Parlement européen, je présente mes plus sincères condoléances à toutes les familles et tous les proches des victimes du vol." "Nous nous recueillons alors que cette terrible catastrophe affecte plusieurs nations. Demain, à l'ouverture de la session plénière, le Parlement européen observera une minute de silence en mémoire des victimes", a-t-il précisé.

    La European Cockpit Association (ECA) s'est encore exprimée dans un communiqué. "Au nom des pilotes européens, je tiens à exprimer nos plus sincères condoléances aux proches des victimes de cette immense tragédie", souligne son président, Dirk Polloczek. "Nos pensées se tournent vers les passagers, mes collègues, l'équipage et leurs familles et amis."

    "Nous sommes convaincus qu'une enquête approfondie (...) nous permettra de comprendre ce qu'il s'est passé et fera en sorte que cela ne se reproduise plus", indique le communiqué.

  • Les pilotes de la Lufthansa mettent la grève entre parenthèses

    Après le crash d'un A320 de la filiale de Lufthansa Germanwings en France mardi, l'union des pilotes "Vereinigung Cockpit" ne pense pas à une nouvelle grève. L'organisation se dit horrifiée et indique avoir d'autres soucis pour l'instant.

    Le syndicat précise qu'il ne s'agit pas d'un moratoire, mais que l'heure n'est pas à prévoir de nouvelles grèves. "Vereinigung Cockpit" a mené depuis l'an dernier douze vagues de grève à la Lufthansa et au sein de la filiale Germanwings dans le but de maintenir le régime actuel des retraites.

  • Une des boîtes noires a été retrouvée, confirme Bernard Cazeneuve

    Une des deux boîtes noires de l'avion de la compagnie allemande Germanwings qui s'est écrasé dans la matinée dans les Alpes-de-Haute-Provence (France) a été retrouvée, a confirmé mardi en début de soirée le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

  • Des centaines de gendarmes et pompiers mobilisés

    Au total, 350 sapeurs-pompiers ont été engagés en renfort des moyens locaux et plus de 300 militaires mobilisés, a indiqué mardi après-midi le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

    Dix hélicoptères et un avion militaire ont également été déployés pour se rendre dans la zone des Alpes, difficile d'accès, où un A320 de Germanwings s'est écrasé avec 150 personnes à bord. "Nous mobilisons des moyens exceptionnels d'enquête et de secours", a-t-il ajouté

    Le ministre a déclaré qu'il y avait "peu d'espoir" qu'il y ait des survivants. Le journal La Provence mentionnait plus tôt dans l'après-midi que, selon le général David Galtier et France Info, un possible survivant aurait été aperçu sur les lieux de l'accident. Les victimes sont essentiellement de nationalités allemande et espagnole. Un Belge figure aussi parmi elles.

  • Une des boîtes noires aurait été retrouvée

    Une des deux boîtes noires de l'avion de la compagnie allemande Germanwings aurait été retrouvée, a indiqué le député local Christophe Castaner à plusieurs médias français.

    Il n'a cependant pas précisé s'il s'agissait de la boîte noire contenant les enregistrements des paramètres de vol ou les enregistrements des échanges dans le cockpit.

    Le député explique sur le réseau social Twitter avoir survolé en hélicoptère la zone de l'accident. "Images épouvantables dans ce paysage de montagne. Il ne reste rien que des débris et des corps", a-t-il notamment commenté. "Survol avec le ministre de l'Intérieur de la zone du crash, une horreur. L'avion est totalement détruit. Tristesse", peut-on également lire sur le compte Twitter de M. Castaner.

  • "Un avion peut voler au-delà de ses vingt-cinq ans"

    Pour Erick Derivry, président du syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), l'âge élevé (24 ans) de l'Airbus A320 de GermanWings qui s'est crashé dans les Alpes n'était pas inquiétant en lui-même.

    Acheté en 1991 par la Lufthansa et transféré à sa filiale low-cost GermanWings au premier janvier 2014, il était presque à la limite de sa durée de vie, affirme le journal espagnol El Mundo.

  • Une victime belge

    Un ressortissant belge fait partie des victimes du crash aérien de l'Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings, a indiqué le ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders. Selon M. Reynders, il s'agit d'un ressortissant qui habitait Barcelone et se rendait en Allemagne. Son épouse qui vit à Barcelone a été prévenue. Le ministre des Affaires Etrangères a par ailleurs précisé qu'au stade actuel des investigations, il n'y avait pas de certitude qu'il n'y ait pas d'autre victime belge de cet accident aérien.

  • Le maire de Forcalquier survole actuellement la zone du crash

    "Survol avec le ministre de l'intérieur de la zone du crach, une horreur."

  • "La descente a duré huit minutes"

    Le CEO de Germanwings, Thomas Winkelmann, a indiqué que la descente de l'A320 accidenté en France mardi avait duré huit minutes. "Le contact avec l'avion a été perdu à 10h53 quand l'avion se trouvait à 6.000 pieds", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse organisée à 15h00 à Cologne.

    La dernier contrôle technique de l'appareil avait été effectué à l'été 2013, a précisé le CEO. Le capitaine aux commandes de l'appareil avait 10 ans d'expérience. L'avion, lui, avait 6.000 heures de vol.

  • Tout le monde est mort"

    "Il n'y a plus besoin de secours, tout le monde est mort" annonce un gendarme au Vernet, à quelques kilomètres du lieu du crash.

  • Céline Bouckaert

    Pas de message de détresse

    L'équipage de l'avion allemand qui a péri dans un accident mardi dans le sud de la France n'a pas émis d'appel de détresse, a indiqué la Direction générale de l'aviation civile française. "L'équipage n'a pas émis de 'mayday'. C'est le contrôle aérien qui a décidé de déclarer l'avion en détresse car il n'avait plus aucun contact avec l'équipage et l'avion", a-t-elle expliqué.

  • La zone de crash est "enneigée, inaccessible" à des véhicules

    L'Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings qui s'est écrasé mardi avec 150 personnes à bord dans les Alpes françaises est tombé dans "une zone enneigée, inaccessible" à des véhicules, ce qui va certainement poser de gros problèmes aux équipes de secours qui se sont immédiatement dirigées vers les lieux de l'accident, a indiqué le secrétaire d'Etat français aux Transports, Alain Vidalies.

    "L'avion s'est écrasé dans le massif de l'Estrop. C'est une zone qui est enneigée, inaccessible à des véhicules, mais qui a pu être survolée par des hélicoptères", a déclaré M. Vidalies. Un hélicoptère de la gendarmerie a immédiatement pris l'air et confirmé le crash, dans un massif montagneux qui culmine à plus de 2.000 mètres d'altitude. Des débris ont été repérés par l'équipage de l'hélicoptère sur une zone de plusieurs kilomètres carrés. Alain Vidalies a encore précisé que "les conditions météorologiques n'étaient pas spécialement mauvaises" au moment de l'accident. Selon le journal La Provence, plus de 120 hommes ont été envoyés en renforts. Quarante hommes ont été dépêchés depuis le département du Vaucluse, et le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) des Bouches-du-Rhône a dépêché un "détachement de soutien", composé de 80 sapeurs-pompiers et 15 engins de secours.

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