Chypre: "erreur flagrante" de Merkel, pour les sociaux-démocrates allemands

19/03/13 à 21:55 - Mise à jour à 21:55

Source: Le Vif

Peer Steinbrück, rival social-démocrate d'Angela Merkel pour les législatives de l'automne prochain, a dénoncé mardi soir la responsabilité de la chancelière dans le rejet du plan de sauvetage européen par Chypre, évoquant une "erreur politique flagrante".

Chypre: "erreur flagrante" de Merkel, pour les sociaux-démocrates allemands

L'ancien ministre des Finances d'Angela Merkel est également évoqué. Mais, comme la France, l'Allemagne a déjà placé un compatriote à la tête de l'institution ces dernières années. Horst Köhler a en effet dirigé le FMI de 2000 à 2004. © Reuters

"Le rejet du plan de sauvetage européen par le Parlement chypriote montre que ce projet négocié avec la contribution notable du ministre des Finances Wolfgang Schäuble et avec l'aval de la chancelière, a échoué", a déclaré M. Steinbrück dans un communiqué.

"La participation demandée aussi aux petits épargnants a fait surgir des craintes qui n'ont fait qu'accroître la crise. Il s'agit d'une erreur politique flagrante", a-t-il jugé.

"Pour autant, il est toujours de la responsabilité de Chypre d'apporter sa contribution à la résolution de la crise et de prendre les décisions nécessaires. Je maintiens qu'il faut que les actionnaires et les détenteurs de comptes dans les banques chypriotes soient sollicités et que tout ne repose pas sur les contribuables", a-t-il poursuivi.

Le Parlement chypriote a rejeté mardi le plan de sauvetage très impopulaire conclu samedi avec l'Eurogroupe qui était censé éviter une faillite de l'île.

Selon les médias locaux, le gouvernement chercherait à présent à renégocier les termes de l'accord avec la troïka (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) et tenterait en même temps de trouver d'autres moyens d'assurer les 5,8 milliards d'euros requis en contrepartie d'un prêt de 10 milliards d'euros de la zone euro et du FMI.

Chypre pourrait envisager l'émission d'obligations, de restructurer les banques et de tenter d'attirer plus d'investissements russes, selon les médias.

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