Brexit: un second référendum est possible, juge Tony Blair

28/10/16 à 15:54 - Mise à jour à 15:53

Source: Afp

L'ex-Premier ministre britannique Tony Blair a jugé vendredi que rien n'empêchait le Royaume-Uni d'organiser un second référendum sur le Brexit, estimant que le divorce avec l'Union européenne serait "très, très dur", face à des dirigeants européens intransigeants.

Brexit: un second référendum est possible, juge Tony Blair

Tony Blair © Reuters

"Il n'y a absolument aucune raison que nous fermions la porte à toutes les options (...) Nous avons le droit de continuer à réfléchir et, si nécessaire, de changer d'avis. Il n'est pas question qu'une élite rejette le peuple", a-t-il déclaré à la BBC Radio 4.

"S'il apparaît en cours de route que l'accord n'est pas satisfaisant ou qu'il a des conséquences si lourdes que les gens ne veulent plus sortir de l'UE, alors il faudra trouver une solution, soit à travers le parlement, soit (...) peut-être à travers un nouveau référendum", a-t-il ajouté.

Dans le journal The New European, Tony Blair, Premier ministre de 1997 à 2007, a qualifié le Brexit de "catastrophe" et appelé les partisans d'un maintien dans l'UE à "se mobiliser" face aux avocats d'une sortie de l'UE.

"Désormais, nous sommes les insurgés", écrit-il dans l'hebdomadaire pro-européen quatre mois après le référendum du 23 juin, au cours duquel 52% des Britanniques se sont prononcés pour un divorce avec Bruxelles.

L'ancien leader travailliste a par ailleurs indiqué s'être entretenu récemment avec le président français François Hollande sur les défis auxquels la Grande-Bretagne sera confrontée au cours des négociations de sortie de l'UE.

"Cela m'a convaincu que ça va être très, très dur (...) Nous n'allons pas mener ces négociations avec des hommes d'affaires européens qui souhaitent avoir le plus large accès possible au Royaume-Uni. (...) Les gens avec qui nous allons négocier sont les dirigeants politiques de l'UE et leurs parlements, donc ce sera de mon point de vue une négociation extrêmement compliquée", a-t-il expliqué.

Selon lui, la Grande-Bretagne devra faire d'importantes concessions pour conserver son accès au marché unique si elle ne veut pas s'exposer à de "sérieuses" conséquences économiques.

Début octobre, Tony Blair avait évoqué un possible retour en politique pour aider au rebond du centre-gauche et faire face aux conservateurs "en route vers un Brexit dur".

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