Attaque chimique présumée en Syrie: les Etats-Unis "refusent de regarder la réalité en face"

10/04/18 à 11:58 - Mise à jour à 11:57

Source: Afp

Le Kremlin a accusé mardi les Etats-Unis et leurs alliés de "refuser de regarder la réalité en face" au sujet de l'attaque chimique attribuée au régime syrien à Douma, dans la région de la Ghouta orientale.

Attaque chimique présumée en Syrie: les Etats-Unis "refusent de regarder la réalité en face"

Douma, le 7 février 2018 © Reuters

"Vous voyez la position non constructive adoptée par quelques pays, dont les Etats-Unis. Ils refusent de regarder la réalité en face", a dénoncé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, ajoutant que "personne parmi eux ne parle de la nécessité de mener une enquête impartiale".

"Faire des raccourcis et énoncer des verdicts sans aucune enquête est une vieille tradition" des Occidentaux, a-t-il ajouté, précisant que si la menace d'une réaction forte de Washington "réduit certainement la marge de manoeuvre pour des efforts diplomatiques, ça ne veut pas dire que la partie russe à l'intention d'arrêter son travail actif dans la sphère diplomatique".

Le président américain Donald Trump a fait planer la menace d'une riposte militaire contre le régime syrien après cette attaque qui a fait au moins 40 morts, selon les Casques blancs, des sauveteurs syriens en zone rebelle, et une ONG américaine.

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a de son côté estimé que la situation est "sérieuse" et accusé Washington de diffuser de "fausses informations pour trouver un prétexte" à une action militaire.

"Nous appelons les Occidentaux à renoncer à la rhétorique guerrière", a déclaré lundi soir à l'ONU l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia, mettant en garde contre de "graves conséquences" en cas d'action armée occidentale et rappelant que selon Moscou "il n'y a pas eu d'attaque chimique" à Douma.

Le spectre d'une riposte militaire a aussi été ravivé lundi après des tirs de missiles contre la base militaire T-4 du régime, dans le centre de la Syrie. Mais c'est Israël qui a été accusé par Damas et ses alliés russe et iranien pour cette attaque ayant fait 14 morts.

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