Le champignon tueur qui pourrait mettre à mal Monsanto

11/05/15 à 15:42 - Mise à jour à 15:41

Source: Le Figaro

Un chercheur américain a découvert un champignon capable d'éliminer les parasites agricoles. Une découverte qui pourrait "révolutionner l'industrie du pesticide" selon Paul Stamets, un biologiste américain.

Le champignon tueur qui pourrait mettre à mal Monsanto

Cette découverte pourrait nuire aux fabricants de pesticides et notamment Monsanto. © iStockPhoto

En 2006, il avait déposé un brevet qui était passé totalement inaperçu dans le secteur agricole. Aujourd'hui, son idée refait surface dans certains groupes contestataires et suscite de vifs débats. La raison : elle pourrait mettre à mal les multinationales productrices de pesticides et notamment Monsanto.

Ces champignons naturels sont capables de parasiter les insectes. Grâce à toute une série d'opérations biologiques complexes, ils sont devenus des tueurs d'insectes très efficaces, comme l'explique Le Figaro.

Paul Stamets a réalisé les premiers tests sur des fourmis et le "pesticide naturel" s'est avéré très efficace. Les insectes, attaqués de l'intérieur par le champignon, ont tout simplement été fossilisés.

Cette technique permettrait de dépolluer les sols saturés de pesticides et obligerait certaines industries à évoluer au risque de voir leurs productions mises en péril voire de disparaître.

Mais les champignons de Paul Stamets sont loin de faire l'unanimité. Le chercheur déclare que cette découverte inquiète les cadres du domaine dont certains auraient évoqué "la technologie la plus dérangeante jamais rencontrée".

Les enjeux financiers derrière cette découverte sont importants. Monsanto, leader incontesté des biotechnologies agricoles et plus particulièrement des pesticides, génère un chiffre d'affaires annuel d'environ quatorze milliards de dollars. Pas sûr que l'entreprise voit ce concurrent naturel d'un très bon oeil.

En attendant, il reste encore quelques réglages à faire pour que cette technique soit véritablement utilisée dans les zones agricoles. Il faudrait pouvoir l'empêcher de s'attaquer à certaines espèces utiles comme les abeilles, au risque de provoquer un désastre écologique.

Camille Ledun

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