Conflit à Gaza - Il faudra "des mois" pour réparer les infrastructures

17/08/14 à 19:43 - Mise à jour à 19:43

Source: Le Vif

(Belga) Il faudra "des mois" pour réparer les infrastructures de la bande de Gaza endommagées ou détruites depuis le début de l'offensive israélienne, a estimé dimanche à Téhéran la patronne des opérations humanitaires de l'ONU Valérie Amos.

"Les dégâts sur les hôpitaux, écoles, et les locaux de l'UNRWA (l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens) où les déplacés avaient trouvé refuge prendront des mois à être réparés", a déclaré Mme Amos, en visite pour deux jours à Téhéran. Elle doit discuter avec les autorités iraniennes des crises humanitaires majeures dans la région, à Gaza, en Syrie et en Irak. A Gaza, "les opérations de l'ONU continuent, y compris la fourniture de nourriture, d'eau et de produits de consommation. Des médicaments et du carburant sont distribués aux hôpitaux", a-t-elle dit. Au total, 97 installations de l'UNRWA ont été endommagées à Gaza, notamment des centres de santé, des centres de distribution et des écoles, dont certaines servent d'abri humanitaire pour les quelque 250.000 Palestiniens déplacés. Une offensive israélienne lancée le 8 juillet contre la bande de Gaza a tué au moins 1.980 Palestiniens, majoritairement des civils. Côté israélien, 67 personnes ont été tuées, dont trois civils. Mme Amos a rappelé les "déclarations fermes" de l'ONU sur "les violations des lois humanitaires internationales et des lois sur les droits de l'Homme par toutes les parties" à Gaza. "La protection des civils doit être reconnue par tous les pays et tous les groupes armés actifs sur le terrain", a-t-elle souligné. "Nous reconnaissons tous que tous les Etats-membres de l'ONU ont échoué dans leur capacité à trouver" une solution politique au conflit israélo-palestinien, a-t-elle regretté, alors que des discussions très indécises sur le maintien d'un cessez-le-feu précaire ont repris dimanche au Caire. En Syrie, 11 millions de personnes ont toujours besoin d'aide humanitaire, dont 241.000 dans des zones "assiégées", a indiqué Mme Amos. L'acheminement de l'aide est entravé par "l'insécurité, la fragmentation des groupes armés et les obstacles administratifs imposés par le gouvernement", a-t-elle ajouté. Elle a salué le rôle de l'Iran, principal allié régional du régime syrien, "et d'autres pays ayant de l'influence" sur les deux camps qui ont permis à l'ONU d'avoir "un meilleur accès à certaines zones". Mais il reste "un grand nombre de gens" que l'ONU ne peut atteindre, a-t-elle déploré. (Belga)

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