Cisjordanie - 500 bédouins palestiniens évacués pour un exercice militaire israélien

02/01/13 à 14:09 - Mise à jour à 14:09

Source: Le Vif

(Belga) Quelque 500 bédouins palestiniens ont été évacués mercredi de leurs habitations en Cisjordanie par l'armée israélienne pour un exercice militaire de 24 heures, a-t-on appris de sources concordantes.

Un photographe de l'AFP a vu des centaines de personnes évacuées de force dans la région du Wadi al-Maleh, dans le nord de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie. "Ces manoeuvres ont chassé plus de 400 personnes, femmes, enfants et personnes âgées, alors qu'elles auraient pu avoir lieu ailleurs", a déclaré à l'AFP le responsable de la municipalité, Aref Daraghmeh, précisant que 75 familles avaient reçu un ordre d'évacuation la semaine dernière en vue de cet exercice. Le gouverneur palestinien de la région, Majid al-Fitiani, a dénoncé "l'expulsion des bédouins de leurs lieux de résidence aux fins d'exercices militaires", ajoutant que "même une expulsion de 24 heures est inacceptable". L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué que des "ordres d'expulsion temporaires avaient été distribués aux habitants des structures illégales situées dans une zone militaire fermée qui sera utilisée pendant l'exercice. A la fin de l'exercice, les habitants seront autorisés à y retourner". "Ces structures, situées dans une zone militaire fermée activement utilisée par l'armée, sont illégales", précise le communiqué. En novembre, un millier de Palestiniens de cette région avaient déjà été évacués par l'armée israélienne pour les mêmes motifs. La vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée, se trouve à 90% en zone sous contrôle total de l'armée israélienne, qui n'y délivre de permis de construire que de manière très restrictive obligeant les habitants palestiniens à y bâtir illégalement, selon les Palestiniens et les organisations de défense des droits de l'Homme. Sur près de 60.000 Palestiniens habitant la vallée du Jourdain, "3.400 habitent partiellement ou totalement dans des zones militaires fermées et courent un risque élevé d'expulsion", selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). (JUG)

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