Charles Picqué doute de l'opportunité d'un nouveau stade national

24/08/13 à 15:11 - Mise à jour à 15:11

Source: Le Vif

(Belga) L'ancien ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS) émet quelques réserves lorsqu'il évoque le projet d'implantation du futur stade national à Grimbergen, en Région flamande. "Il faut d'abord se demander si c'est une priorité et quel sera le coût. Je sais que ce n'est pas très populaire d'émettre des doutes sur l'opportunité d'avoir un stade. Je m'en fous", confie-t-il samedi dans une interview publiée dans son entièreté sur le site de la Libre Belgique.

Charles Picqué doute de l'opportunité d'un nouveau stade national

"Je suis un grand amateur de football mais, en réalisant ce stade, qui accueillerait quelques matches de l'Euro de football, ne sommes-nous pas dans une spirale d'endettement et de dépenses qui pourrait être préjudiciable à d'autres matières essentielles, comme l'offre scolaire? ", s'interroge-t-il. Il appelle donc le fédéral, l'Union belge de football et la Région flamande à s'impliquer de façon sérieuse. Dans cet entretien, Charles Picqué parle également du projet du RER. Selon lui, le débat sur le RER est une parfaite illustration de la paralysie décisionnelle et budgétaire dans certains dossiers. "On ne peut que s'interroger sur le fait que l'Etat n'a pas pris ce dossier à bras-le-corps, en en faisant une priorité. (...) C'est consternant de voir les retards dans ce dossier", s'insurge-t-il. Et d'ajouter que ce dossier est victime d'une hiérarchie de priorités. "Prenons le projet Diabolo, qui suscitait plutôt l'intérêt de la Flandre: là, on a rapidement trouvé l'argent, bousculé l'agenda des permis.". L'ancien ministre-président bruxellois Charles Picqué revient par ailleurs sur les critiques émises par Pascal Smet (SP.A) quant à son manque d'ambition par rapport aux autres villes européennes. "Lui rêvait d'une grande piscine à ciel ouvert à Bruxelles, ce qui relève du gadget. Donc il n'a pas beaucoup de leçons à me donner! ", rétorque-t-il. "Il fallait faire des choix budgétaires. Certains sont atteints du syndrome de la "ville vitrine", faite de bâtiments exemplaires. Ça m'énerve et je deviens méchant quand on me dit qu'on préfère un bâtiment de prestige plutôt que lutter contre le pourrissement de quartiers qui peuvent devenir des bombes à retardement." (Belga)

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