Une femme sur quatre a été violée par son conjoint en Belgique

18/02/14 à 16:48 - Mise à jour à 16:48

Source: Le Vif

Dans un sondage sur le viol, Amnesty International révèle qu'une femme sur quatre se fait ou s'est fait imposer des relations sexuelles par son conjoint en Belgique. Pire, un quart des femmes interrogées ne considère pas que les violences sexuelles qu'elles ont subies sont graves.

Une femme sur quatre a été violée par son conjoint en Belgique

© Amnesty International

Les chiffres présentés par Amnesty International sont inquiétants : une femme sur quatre aurait été violée par son partenaire. Plus de la moitié des 2000 personnes interrogées, âgées de 18 à 75 ans, connaitraient quelqu'un dans leur entourage, qui est ou a été victime de violences sexuelles graves.

"Les dégâts infligés par ce fléau, comme le montre l'enquête, sont inacceptables, car ils marquent à vie les victimes. Il est temps de renforcer tant la prévention que l'aide aux victimes et le suivi judiciaire des plaintes déposées par les trop rares victimes qui osent se manifester", insiste l'organisation de défense des droits humains.

Selon les chiffres officiels, le nombre de viols dénoncés auprès de la police est en constante augmentation depuis 2009. Pas moins de 3 787 plaintes pour viols ont été déposées en 2013. La réalité est pourtant encore pire puisque, selon le sondage, environ 24 % des femmes exposées à ces violences les banalisent, considérant la chose "pas si grave". De plus, deux femmes sur six n'auraient jamais entrepris la moindre démarche pour dénoncer ces agressions même s'il s'agit de se confier à un proche.

Afin de sensibiliser l'opinion publique à la question du viol et des violences sexuelles, Amnesty International lancera en Belgique, le 6 mars prochain, une grande campagne intitulée "Quand c'est non, c'est non". L'association a également réalisé avec SOS Viol un dépliant destiné au grand public et intitulé "Victime d'un viol ? Que faire ?"

"Nous avons constaté que malheureusement plus de 40 % des personnes ayant souffert ou souffrant de violences sexuelles n'osent en parler à personne. Et quand elles en parlent, c'est à une amie ou une collègue. Il est capital qu'un maximum de personnes ait accès à ces informations", conclut Philippe Hensmans, directeur d'Amnesty International Belgique francophone.

Ce dépliant et le reste du matériel qui seront développés lors de la campagne de sensibilisation aux violences sexuelles seront disponibles gratuitement et en quantité sur le site "Mon corps, mes droits".

Nos partenaires