Sanctions administratives: certaines villes et communes abusent de la loi

17/12/13 à 17:39 - Mise à jour à 17:39

Source: Le Vif

Le Premier ministre Elio Di Rupo estime, dans une interview au magazine Knack, que certaines communes ont abusé de la loi sur les sanctions administratives communales (SAC).

Sanctions administratives: certaines villes et communes abusent de la loi

© Reuters

"Hélas, un certain nombre de villes et communes ont abusé de la loi sur les SAC pour sanctionner des jeunes qui n'avaient en réalité rien fait de mal", selon le chef du gouvernement. "Je conseillerais aux bourgmestres de discuter avec leur police et leur administration de son application. La loi sur les SAC est un instrument puissant. Il est donc crucial que l'autorité locale puisse faire la distinction entre les cas où la loi est nécessaire et utile, et ceux où elle ne l'est pas".

"On doit laisser les gamins être des gamins. Un jeune qui fait une petite bêtise ne doit pas absolument être poursuivi avec une sanction administrative communale", juge M. Di Rupo. "Cette loi offre plus de pouvoirs aux décideurs locaux. Qu'ils l'utilisent dès lors avec sagesse". Le Premier ministre évoque également dans cette interview sa participation à une loge maçonnique, réfutant tous les "fantasmes qui y sont associés". "Le principe fondamental pour un franc-maçon est qu'il doit toujours tendre à devenir un meilleur être humain, qu'il doit s'impliquer et s'engager, pas seulement dans le cercle de la franc-maçonnerie, mais aussi dans ce qu'on appelle le "monde profane". Aussi dans la politique. Mais la franc-maçonnerie n'est pas un groupe de pression politique", relativise toutefois le Premier ministre.

Celui-ci évoque aussi dans cet entretien la récente succession à la tête de la SNCB. "Cela a donné l'impression d'un marchandage dans un bazar", reconnaît-il. "Certains candidats ne jouissaient pas de suffisamment de confiance, les capacités d'autres étaient remises en doute. Certains avaient des raisons personnelles pour ne pas vouloir diriger la SNCB... On doit reconnaître que ce ne fut pas une opération très heureuse pour le gouvernement", conclut M. Di Rupo.

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