Reynders: l'exigence d'une réforme de l'Etat constitue "un point de rupture"

26/01/14 à 17:32 - Mise à jour à 17:32

Source: Le Vif

Le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, candidat tête de liste MR à Bruxelles pour la Chambre, a redit dimanche sur VTM qu'il misait après les élections sur un gouvernement fédéral qui exécute un agenda socio-économique libéral.

Reynders: l'exigence d'une réforme de l'Etat constitue "un point de rupture"

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Didier Reynders répète ne "pas" avoir "d'exclusive" vis-à-vis des partis qui pourront intégrer le prochain gouvernement mais si la N-VA entend en être, elle ferait mieux de laisser tomber ses exigences d'une nouvelle réforme de l'Etat. "C'est un point de rupture", lâche-t-il au Journal de VTM. "Je songe à un gouvernement de centre-droit. Mais avec qui à bord, c'est un choix qu'il appartiendra à l'électeur de faire, je n'ai pas d'exclusives", dit le chef de file MR au gouvernement fédéral.

Didier Reynders rappelle avoir pris langue avec la N-VA à plusieurs reprises dans le passé, "mais envisager un programme de gouvernement nationaliste, c'est impossible". "Nous voulons plus de libéraux à bord mais pas de nouvelle réforme de l'Etat. Il nous appartient de mettre correctement en oeuvre l'actuelle réforme de l'Etat, et le gouvernement aura suffisamment à faire avec un programme socio-économique", précise M. Reynders.

"Les libéraux ne sont pas des nationalistes", insiste-t-il. Interrogé dès lors sur la nécessité pour la N-VA de laisser de côté ses ambitions institutionnelles si elle entend faire partie de la prochaine majorité fédérale, Didier Reynders répond que ce sera effectivement "un point de rupture".

Selon lui, le prochain gouvernement devra se concentrer sur de nouvelles baisses de charges pour les entreprises et un renforcement du pouvoir d'achat des citoyens. Idéalement, les majorités devraient être les mêmes au fédéral et dans les Régions, estime-t-il.

La semaine dernière, le président du MR, Charles Michel avait fait observer que la N-VA n'avait pas de partenaire au sud du pays.

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