Retour sur le hiatus de communication sur la fermeture des écoles pendant suite à la menace terroriste

07/12/15 à 20:05 - Mise à jour à 20:05

Source: Belga

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, a reconnu lundi un "hiatus de communication" lors de l'annonce de la fermeture des écoles lorsque la menace terroriste a été relevée à Bruxelles, fin du mois dernier.

Interrogé lundi en commission du Parlement par le député Christos Doulkeridis (Ecolo) sur le déroulé des événements et la communication, selon lui, "imprudente" de la ministre de l'Education lors de ces événements, le ministre-président a implicitement démenti toute pression de Joëlle Milquet pour faire fermer les écoles.

C'est "le Premier ministre (Charles Michel) qui (au sortir du conseil national de sécurité du dimanche 22 novembre) a en premier lieu demandé formellement, après consensus, la fermeture des établissements scolaires sur base de la recommandation du Centre de crise", a-t-il souligné devant les députés.

Mais c'est une fois cette décision prise que les cafouillages sont intervenus. "En ma qualité de ministre-président présent à cette réunion (du conseil national de sécurité, ndlr), j'ai délivré par voie de communiqué le message transversal du gouvernement appelant à la fermeture complète des établissements scolaires", a expliqué M. Demotte. Mais "concomitamment, il y a plusieurs communiqués qui ont été envoyés à la presse, avec des contenus moins précis et parfois partiellement inexacts", a-t-il déploré, sans citer toutefois de noms. "Dans la mesure où j'étais le seul détenteur d'une information précise et correcte issue du conseil national de sécurité, il eût été préférable de limiter la communication à mon communiqué!".

Pour M. Demotte, ce "hiatus de communication" est à mettre sur le compte sur la situation de crise qui "a nécessité une période de rodage" et appelle des ajustements "à tous les niveaux", a-t-il jugé. Afin d'éviter pareille "dissonances", M. Demotte a précisé lundi avoir évoqué ce point lors d'un récent conseil des ministres où tous les membres ont convenu de faire preuve d'une plus grande concertation dans pareilles circonstances sécuritaires. "Pour le surplus, il ne m'appartient pas de commenter les propositions de chaque ministre. Il faut veiller à ce que nous n'ayons pas de logique communicative d'amplification des angoisses. Dans le respect des différents niveaux de pouvoirs, il faut garder la tête froide", a-t-il conclu.

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