Prise d'otage à Forest: l'auteur est le fils d'un échevin de la commune

19/10/16 à 07:01 - Mise à jour à 07:31

Source: Belga

L'auteur de la prise d'otage survenue mardi soir à Forest dans un magasin Carrefour Market est le fils d'un échevin de la commune, a confirmé le bourgmestre, Marc-Jean Ghyssels, selon les informations des titres du groupe Sudpresse.

Prise d'otage à Forest: l'auteur est le fils d'un échevin de la commune

© Google Street View

Monsieur Ahmed Ouartassi (PS), échevin des Sports, de la Petite Enfance et de l'Extrascolaire à Forest a fait une déclaration lors du conseil communal mardi soir, peu après le début des événements, a communiqué bourgmestre. L'échevin "a fait part de son profond désarroi quant aux actions d'un de ses quatre enfants. Selon lui, son fils souffre de troubles psychologiques depuis des années", a communiqué au quotidien Le Soir le maïeur qui n'a pas commenté le fond de l'affaire.

Mardi soir, un homme armé d'un couteau a retenu en otage plusieurs personnes dans un magasin Carrefour Market de la chaussée d'Alsemberg à Forest. Il a fini par se rendre et a ensuite été maîtrisé par les forces de l'ordre. Le parquet de Bruxelles n'était pas encore en mesure de communiquer sur l'identité, l'arme et le mobile du suspect mardi soir.

L'auteur de la prise d'otage n'aurait pas émis de revendication particulière et, d'après certains médias, il pourrait s'agir d'un vol qui a mal tourné. La police de la zone Bruxelles-Midi (Anderlecht-Saint-Gilles-Forest) n'a pas encore été mesure de confirmer cette information et n'en livrera pas davantage sur ce dossier.

Rien n'indique que les motivations soient d'ordre terroriste.

Soutien psychologique

Le site Molière Longchamps des Hôpitaux IRIS SUD (HIS) a pris en charge une trentaine de patients en état de stress psychologique après la prise d'otage. Les équipes de la cellule de soutien psychologique ont été déployées, et tous les patients ont pu regagner leur domicile et leur famille, a communiqué vers 22h00 l'hôpital.

La responsable communication, Françoise Giblet, évoque "un stress post-traumatique" sans "stress physique au sens blessure du terme". "Les membres du personnel ont été les plus affectés", a-t-elle déclaré.

Les patients ont eu la possibilité de s'exprimer au sujet des évènements qu'ils ont vécus et d'obtenir un soutien des équipes psychologiques. La moitié en a bénéficié, durant environ 1h30.

Une quinzaine d'autres patients n'ont pas ressenti la nécessité de parler. Ils seront recontactés mercredi pour vérifier s'ils souhaitent s'exprimer et être suivis. "Le but est, pour ceux qui ne manifestent pas un besoin immédiat, de ne pas forcer", explique Mme Giblet.

"Il s'agit de situation pour laquelle les hôpitaux sont préparés, nous avons des protocoles que nous mettons en route", détaille-t-elle.

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